International

Urgence solidarité avec le Kurdistan

publié le : 21-01-2026 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_272

 

Urgence solidarité avec le Kurdistan

Le Rojava et l’idéal du confédéralisme démocratique sont en train de chanceler.

 

Les djihadistes et les islamistes en cravate du gouvernement de Damas exigent la reddition totale de tous les territoires contrôlés par les forces démocratiques syriennes. Pire, le ministère du culte syrien a appelé les mosquées à diffuser la fatwa (loi islamique sur une question particulière) "Al-Anfal", une référence directe aux campagnes génocidaires de Saddam Hussein contre les Kurdes  (180 000 morts en 1987-88).

 

Malgré cet appel explicite à la violence de masse contre les Kurdes, les États-Unis et Macron laissent faire. Ils abandonnent lâchement celles et ceux qui sont, depuis plus de 10 ans, le rempart contre l’islamo-fascisme.

 

L’idée même d’un nouveau massacre de civils est insupportable. Combien de morts encore sous les yeux du monde pour satisfaire les appétits et intérêts des États ? Il nous faut abattre le monstre.

 

La Fédération Anarchiste se joint à l’appel des organisations kurdes pour faire bloc face à la menace djihadiste. Solidarité avec les Kurdes qui combattent pour leur liberté et la sauvegarde d’une révolution féministe et écologiste.

 

Des rassemblements sont prévus partout. Nous y serons.

 

 

Bijî berxwedana Rojava

 

 

 

Fédération Anarchiste,

le 21 janvier 2026

 

Communiqué

SAINTE-SOLINE : Le procureur clôt l’enquête ? On la rouvre !

publié le : 20-01-2026 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_271

Ceci est un extrait de l’intervention de Françoise Graziani, la mère de Serge, lu à Poitiers le 10 janvier 2026 lors d’une réunion publique sur la répression à Sainte-Soline. A l’initiative de Bassines non merci ! et des parents de Serge.

 

 

Vidéo de la réunion publique : https://youtu.be/4j-NL61eGYY?si=mionPbTi7CMNHRMU

 

Intervention complète : https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4609

 

 

 

Après deux ans et demi de « suspense », le procureur de la République Frédéric Teillet a récemment classé sans suite notre plainte collective. Confronté aux nombreux tirs « non réglementaires » de gendarmes que Mediapart et Libération ont rendus publics en diffusant, le 5 novembre dernier, des vidéos enregistrées par leurs caméras-piétons, M. Teillet a tergiversé pendant un mois. Et puis le scandale créé par ces vidéos et la pression l’ont finalement conduit à annoncer l’ouverture d’une « information judiciaire » sur ces tirs, mais il a minimisé par avance les sanctions possibles de leurs auteurs en ne retenant que l’infraction de « violences volontaires ». 

 

 

 

Nous contestons ces décisions de Frédéric Teillet et aussi la façon dont il a procédé dans le traitement de l’enquête et notre critique vaut pour Philippe Astruc, son prédécesseur au tribunal de Rennes qui est en charge des affaires militaires. Ces deux procureurs se sont en effet ingéniés à gommer ou à masquer la répression policière à Sainte-Soline. En particulier les actes illégaux commis par les forces de l’ordre sur des instructions forcément venues des hautes sphères. M. Teillet a ainsi prétendu longtemps ne pas avoir eu connaissance de « tirs tendus » lors de cette manifestation. En fait, non seulement les procureurs Astruc et Teillet connaissaient l’existence de ces tirs, mais ils ont choisi de ne pas pousser les investigations à leur sujet.

 

 

 

Quoi qu’il en soit, nous ne laisserons pas le silence recouvrir les violences policières à Sainte-Soline : nous sommes en train de déposer une nouvelle plainte collective avec constitution de partie civile pour que l’enquête soit relancée.

 

 

 

 

Concernant l’enquête de l’IGGN 

 

 

 

En juillet 2023, pour répondre à notre dépôt de plainte sur les violences policières et sur l’entrave à l’arrivée des secours à Sainte-Soline, le procureur Astruc a choisi de confier l’enquête à l’IGGN. Il a préféré charger de cette enquête la « police de la gendarmerie » – dont les enquêteurs sont doublement dépendants, par rapport à leur hiérarchie et par rapport à leurs collègues – plutôt que de nommer un juge d’instruction. Il a, ce faisant, rendu la procédure et l’état d’avancement des investigations inaccessibles à notre avocate et à nous-mêmes. Ensuite, l’IGGN a retardé à plusieurs reprises la remise de son rapport sur ses investigations – l’enquête n’a été close que le 5 juin 2025 – et les conclusions du rapport de l’IGGN étaient « à la fois partiales et lacunaires ».

 

 

 

Quelques jours à peine après la manifestation du 25 mars 2023, Libération (le 2 avril) puis Le Monde (le 6 avril) avaient publié des enquêtes fouillées sur les tirs « non réglementaires » opérés par les gendarmes, au LBD (lanceur de balles de défense) ou au lance-grenades Cougar. Le Monde avait déjà considéré que l’un de ces tirs, parti d’un blindé de la gendarmerie, avait « très probablement » atteint Serge. C’est pour une bonne part grâce à ces données que les experts de l’IGGN ont établi précisément comment il avait été blessé. Mais, à la lecture du rapport de l’IGGN, on constate que ses experts se sont efforcés d’atténuer la précision des informations recueillies. On peut par exemple y lire : « Le projectile en cause est très certainement une grenade lacrymogène (CM6 ou MP7) lancée par un lanceur Cougar. » (Les CM6 et les MP7 sont deux marques d’un même modèle de grenade…) On peut lire aussi dans ce rapport : « Les caractères de la zone d’impact [autrement dit, l’endroit où la boîte crânienne de Serge a été touchée] suggèrent que la grenade aurait non réglementairement été tirée en tir tendu. » (Ce tir a été réalisé à un angle de 10°, et non des 45° requis pour utiliser un lance-grenades Cougar.) Cependant, dans d’autres passages du rapport, le conditionnel et les contorsions stylistiques des experts disparaissent, et on trouve par exemple : « Un VBRG [véhicule blindé à roues de la gendarmerie] est identifié sur vidéo comme étant à l’origine d’un tir tendu de grenade » en direction de Serge. Un expert en balistique a aussi écrit que, comme la grenade avait atteint Serge à la tête sans « dépoter » – ce qu’elle aurait, paraît-il, fait si elle avait été lancée « réglementairement », c’est-à-dire en cloche –, il s’agissait d’un « tir non conforme ». 

 

 

 

Mais l’IGGN n’est pas seule à avoir évité de chercher les auteurs de « tirs tendus » : les procureurs Astruc et Teillet ont fait de même. Contrairement à ce qu’a déclaré M. Teillet le 5 novembre 2025 après que Mediapart et Libération ont diffusé des vidéos des caméras-piétons portées par les gendarmes, il avait bien – comme le procureur Astruc avant lui – été informé par l’IGGN de l’existence de « tirs tendus ». C’est seulement un mois après que, interrogé par Le Monde, M. Teillet a fini par le reconnaître. Il a déclaré que « l’information de l’existence de tirs tendus a[vait] été transmise à [s]on prédécesseur et figur[ait] également dans des PV de synthèse partielles qui [lui avaient été] transmis en même temps que la procédure, à sa clôture ». 

 

 

 

En effet, si l’IGGN a juste mentionné, dans les conclusions de son enquête, l’existence de tirs « non conformes », elle avait signalé au procureur Astruc, dans deux « rapports de synthèse » intermédiaires rendus en mars et en août 2024, le contenu « problématique » des vidéos. On peut, de plus, lire dans ces rapports intermédiaires : « Les investigations permettent de constater qu’à la marge certains gradés ont [donné] des instructions pour effectuer des tirs communément appelés tendus. » Mais ni le procureur Astruc ni le procureur Teillet n’ont demandé pour autant une nouvelle audition des haut gradés qui avaient affirmé aux enquêteurs de l’IGGN l’absence de tirs tendus pendant la manifestation.

 

 

 

Mieux encore, c’est A LA DEMANDE du procureur Teillet que l’IGGN a auditionné, le 17 février 2025, comme SIMPLE TEMOIN, et non comme suspect, le gendarme (appelé « radio-tireur ») qui tirait depuis le blindé d’où est partie une grenade quelques secondes avant que Serge ne s’effondre. L’IGGN n’avait pas jugé bon de soumettre les déclarations de ce gendarme à l’expert en balistique qui avait participé à son enquête, afin qu’il puisse examiner leur cohérence au regard des informations déjà collectées sur le tir qui a atteint Serge. Mais le procureur Teillet n’a pas davantage cherché à avoir l’avis de cet expert… 

 

 

 

Et pourtant, les déclarations de ce « radio-tireur » méritent qu’on se penche dessus. Il a notamment dit :- « Je n’avais aucun repère car c’était la première fois que je tirais au lance-grenades » – Il a expliqué qu’un « radio-tireur » « ne voit pas très bien », et que c’était son SUPERIEUR qui lui « donnait les consignes pour ajuster [s]es tirs en fonction de là où il voyait la grenade arriver »… parce que lui-même n’avait « pas le temps de le faire ».- Il a reconnu qu’il n’était « pas sûr » d’avoir « vérifié à chaque fois » le degré de ses tirs.

 

 

 

Ces déclarations sont assez effarantes, mais ce « radio-tireur » du blindé a ajouté : « Tout le monde semblait satisfait des tirs que nous faisions »… La lenteur de l’enquête a en tout cas sans doute permis que lui et d’autres gendarmes auditionnés se préparent une défense.

 

 

 

Concernant le classement sans suite de notre plainte sur les violences policières

 

 

 

Dans son communiqué du 4 décembre dernier, le procureur Teillet a reconnu l’existence de tirs « non réglementaires » pour Serge, Mickaël et Alix, mais il a ensuite invoqué un « manque d’informations » et la « complexité de l’affaire » pour… CLORE L’ENQUETE.  Mais les décisions du procureur Teillet répondent toujours au même objectif : empêcher que soient désignés les responsables de la répression policière à Sainte-Soline. 

 

 

 

Ce procureur a expliqué ne pas donner suite à notre plainte pour trois raisons : 

 

Soit parce que les blessures avaient été causées par un tir selon lui « conforme » – là, il faisait référence à la grenade GM2L qui a atteint Olivier au pied. En réalité, la conformité de ce tir est très contestable.

Soit parce que les tirs « non conformes » (contre Serge, Mickaël et Alix) pourraient être justifiés par le « contexte ultraviolent » de la manifestation. Pourtant, les gendarmes qui se sont filmés (qui ont CHOISI de le faire) affichaient bien plus leur satisfaction de canarder les manifestant-e-s qu’un stress ou une peur provoqués par leur « ultraviolence ». Quant au gendarme qui se trouvait dans le blindé stationné à 50 ou 60 mètres de Serge, on ne peut guère justifier ses tirs en invoquant la « légitime défense »…

Soit parce que les auteurs des tirs n’ont pas pu être identifiés – ce qui est FAUX concernant Serge puisque, dans le blindé d’où est parti le tir qui l’a atteint, il y avait bien un tireur… et ce tireur tirait !

 

 

 

 

Concernant le classement sans suite de notre plainte sur la « non-assistance à personne en danger »

 

 

 

Dans son communiqué du 4 décembre 2025, le procureur Teillet affirme qu’il n’y a eu aucune entrave à l’arrivée des secours. D’après lui, tous les responsables du SDIS (le PC des pompiers) et tous les responsables du Samu qui ont été entendus par l’IGGN « assurent que chacune des alertes a été prise en compte, et que des équipes ont été dépêchées sur place dès que cela a été possible, au regard de ce principe d’action et sans aucune obstruction des forces de l’ordre ». Pourtant, nombre de manifestant-e-s, de médics et d’observateurs de la LDH témoignent du contraire. 

 

 

 

Par exemples :

 

- Le PRV (point de rassemblement des victimes) avait été établi à 12 ou 13 kilomètres de la manifestation.

 

- Les soignant-e-s avaient interdiction d’intervenir en urgence sans accompagnement et sans autorisation des forces de l’ordre.

 

 

 

Les enquêteurs de l’IGGN eux-mêmes ont relevé que RIEN N’AVAIT ÉTÉ PRÉVU dans l’organisation des secours pour évacuer des victimes EN URGENCE VITALE. Et, tout en affirmant qu’il n’y avait pas eu de « perte de chance » pour Mickaël, Serge, Alix et Olivier malgré leur évacuation tardive, ces enquêteurs de l’IGGN ont signalé des « dysfonctionnements » dans l’organisation des secours. 

 

 

 

Par exemples :

 

- L’absence de réponse du PC des pompiers aux appels du Samu (un fait qui a été signalée par plusieurs soignant-e-s).

 

- Le temps « inexplicable » mis par des motards de la gendarmerie pour venir escorter l’ambulance qui devait évacuer Serge.

 

 

 

 

Les enquêteurs de l’IGGN ont écrit que le « retard » (de vingt minutes) de ces motards « peut faire penser à un obstacle à la mise en œuvre des secours ». Et ils ont noté que ces mêmes motards avaient abandonné l’ambulance en cours de route.

 

 

 

 

Concernant l’« information judiciaire » sur les tirs tendus annoncée par le procureur

 

 

 

M. Teillet a dit ouvrir cette « information judiciaire devant un juge d’instruction » en précisant que les tirs « non réglementaires » pourraient « constituer l’infraction de violences volontaires » par exemple s’ils n’étaient pas justifiés par la légitime défense. Ce procureur n’a pas voulu retenir la « mise en danger de la vie d’autrui » comme infraction au prétexte que, « pour caractériser cette infraction il faut enfreindre une règle de sécurité dûment établie par un règlement » et qu’aucune règle n’aurait été enfreinte par les gendarmes à Sainte-Soline. Mais c’est là encore FAUX car il existe par exemple, concernant le lance-grenades Cougar, une instruction d’emploi datant de 2017 et destinée à la police et à la gendarmerie, dans laquelle il est écrit que « le tir tendu est strictement prohibé ». Mais on comprend sans peine pourquoi M. Teillet a choisi de retenir l’infraction de « violences volontaires » plutôt que la « mise en danger d’autrui » : l’infraction de « violences volontaires » implique à la fois que soient identifiées des victimes ET que soit prouvée l’existence de violences commises volontairement. Or, si les gendarmes des vidéos se vantent ouvertement d’avoir dégommé X manifestant-e-s et s’il doit être facile de les identifier à partir de leurs caméras-piétons, il n’est absolument pas certain que l’on puisse retrouver les personnes qui ont été victimes de leurs tirs à distance.

 

 

 

 

EN CONCLUSION

 

 

 

Face aux insuffisances de l’enquête menée par l’IGGN et face aux décisions prises par le procureur, notre avocate dépose une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, car cette procédure déclenche automatiquement la désignation d’un juge d’instruction qui reprendra totalement l’enquête sur le 25 mars 2023. Nous avons fait ce choix tout en sachant que, pour la justice pénale, les responsables d’infractions sont forcément des individus, pas des institutions ou encore la hiérarchie de l’armée… alors que les responsables des violences policières à Sainte-Soline se situent largement au-dessus de tireurs qui ne voyaient « pas très bien ».

 

 

 

Les déclarations du gendarme qui tirait depuis un des blindés montrent – comme les vidéos des caméras-piétons – que les tirs « non réglementaires » n’ont pas « juste » été des « bavures » de simples gendarmes. Les déclarations des haut gradés qui ont nié ces tirs le montrent également. Ou encore l’annonce par M. Nuñez qu’il chargeait… l’IGGN d’une « enquête administrative » sur ces tirs. A la suite de cette enquête administrative ou de l’« information judiciaire » annoncées, quelques « brebis galeuses » identifiées à partir des vidéos seront peut-être un jour poursuivies en justice pour leurs « mauvais comportements ». En revanche, il est peu probable que soit jamais inquiété le général de division Samuel Dubuis, qui était le chef du commandement à Sainte-Soline. Les violences policières pour défendre un trou vide à Sainte-Soline sont une violence de l’Etat. Elles ont été ordonnées et couvertes par ses responsables, et elles font partie de la panoplie répressive dont l’État dispose pour défendre l’ordre établi quand celui-ci est contesté.

 

 

 

Les forces de l’ordre frappent de plus en plus lourdement en France, ces dernières années, les mobilisations sociales ou environnementales. Ordonner ou inciter à tirer à hauteur de tête sur des manifestant-e-s comme empêcher la prise en charge des blessé-e-s traduit une intention de blesser gravement, sinon de TUER. Notre nouvelle plainte collective vise donc à obtenir des réponses à nos questions, mais aussi à dénoncer une nouvelle fois les nombreuses infractions commises par les forces de l’ordre et à affirmer un refus de se laisser tétaniser par la terreur. 

 

International

Iran : la rue n’a pas dit son dernier mot

publié le : 08-01-2026 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_270

Poursuite de la lutte pour la liberté et la justice sociale

 

Aujourd’hui, les travailleuses et travailleurs iranien.nes sont de nouveau dans les rues pour réclamer la liberté et la justice sociale.

 

Le 28 décembre 2025, des commerçants du bazar (littéralement "marché" en persan, à entendre dans un sens plus large que la seule bourgeoisie commerciale) de Téhéran ont appelé à protester contre l’hyperinflation et la perte vertigineuse de la valeur de la monnaie nationale.

Le régime a bien annoncé quelques mesurettes mais les protestations se sont rapidement propagées à l’extérieur.

 

Les gens ne sont plus dupes. Depuis quelques jours, les populations de plus de cent villes se sont engagées dans la lutte.

 

Les mouvements successifs de 2017, 2019, 2021 et 2022 (dit "Femme-Vie-Liberté") réclament tous la chute du régime. Comme à son habitude, la réponse de celui-ci n’est que répression féroce. Ces derniers jours, au moins dix manifestants ont été tués et des centaines d’autres arrêtées.

 

Depuis le 30 décembre 2025, les étudiant.es de plusieurs universités ont entamé des protestations malgré des conditions très difficiles de surveillance ; elles et ils ont alors décidé de manifester dans leurs campus, majoritairement de nuit. Plusieurs d’entre elles et eux ont été arrêté.es.

Le 3 janvier 2026, alors que les habitant-e-s de la petite ville de Malekshahi manifestaient, un massacre a eu lieu. À l’heure actuelle, le bilan fait état d’un dizaine de personnes abattue à bout portant et des appels ont été lancés afin de mettre en place des dons de sang pour les nombreux-ses blessé-e-s.

 

Plusieurs groupes ouvriers iraniens ont annoncé leur soutien au mouvement de protestation. Le syndicat des ouvriers des transports en bus de Téhéran et sa banlieue, entre autres, écrit dans son communiqué : "Le syndicat soutient les protestations des populations contre les politiques répressives, contre les décisions du gouvernement qui visent la chute du niveau de vie et contre la corruption structurelle."

Le syndicat ajoute que ces protestions visent la totalité du régime ainsi que les rapports de production capitalistiques, tout en insistant sur l’indépendance du mouvement ouvrier qu’il est important de préserver.

 

Le conseil de coordination des associations enseignantes, dont plusieurs membres sont en prison, soutient lui-aussi le mouvement et écrit : "Les protestataires sont leurs propre porte-paroles. Tout effort pour dévier ou récupérer les protestations trahit la possibilité d’émancipation."

 

La fédération anarchiste apporte son soutien aux luttes des populations en Iran. Elle exige l’arrêt immédiat de la répression, la libération de toutes et tous les prisonnier.es politiques et la fin des exécutions des prisonnier.es dit "de droit commun" qui se sont multipliées ces derniers mois.

 

Fédération Anarchiste,

le 4 janvier 2026

 

International

Main basse impérialiste sur le Venezuela

publié le : 08-01-2026 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_269

Ce qui s’est passé au Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026

est extrêmement grave

 

L’aviation et la marine étasuniennes ont bombardé le Venezuela cependant que ses forces spéciales kidnappaient Nicolás Maduro et son épouse en direction des États-Unis.

 

Avant l’agression militaire du 2 janvier, l’administration Trump avait déjà coulé plusieurs navires venezueliens qu’elle soupçonnait de transporter des cargaisons de drogue. Ces arraisonnement de pétroliers et ces bombardements de bateaux de pêche (parfois de subsistance) n’ont évidemment rien à voir avec la prétention fallacieuse de lutte contre le narcotrafic.

 

Sous ce prétexte, Trump et sa clique entendent piller les immenses (parmi les premières mondiales) ressources pétrolières du pays agressé.

 

De leur côté, Nicolás Maduro et son régime ne sont défendables sur aucun plan.

 

Leurs politiques économiques clientélistes font souffrir toute la population du Venezuela.

Leurs politiques répressives ont poussé jusqu’à leurs alliés d’hier (Chavistes, Parti Communiste venezuelien...) à rejoindre les rangs des opposants.

 

À ce sombre tableau, s’ajoute plus d’une décennie de blocus économique des impérialistes de tous poils, en particulier étasuniens, asphyxiant toujours davantage le peuple venezuelien.

 

Nous sommes indéniablement entré·e·s dans une ère extrêmement dangereuse de la gouvernance capitaliste. Le "droit international", prétendument défendu par les États dits libéraux, ne fait même plus semblant d’exister sur le papier.

 

Les réactions des dirigeant·e·s internationaux-nales, notamment européen·ne·s, sont en dessous de tout.

 

Hier, l’agression de l’Ukraine par la Russie. Aujourd’hui celle du Venezuela par les États-Unis. Demain, celle de Taïwan par la Chine ?

 

Les impérialismes mènent le monde au chaos et à la guerre pour toujours plus de pétrole, de terres rares, de territoire...

 

La fédération anarchiste condamne très fermement l’agression militaire des États-Unis à l’encontre du Venezuela.

 

 

Seul·e·s les Venezuelien·ne·s ont le droit de décider de leur sort.

 

C’est à elles et à eux seul·e·s de gérer leur société.

 

Il leur revient le droit de condamner leurs dirigeant·e·s corrompu·e·s.

 

 

 

Fédération Anarchiste,

 

le 4 janvier 2026

 

 

Communiqué

Lettre ouverte de remerciements

publié le : 04-12-2025 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_268

Le 4 décembre 2025,

 

Fédération Anarchiste

 

M. Laurent Nuñez,

Ministre de l’intérieur

 Hôtel de Beauvau

1, place Beauvau

 75008 Paris

 

Objet : Lettre ouverte de remerciements

 

Monsieur le ministre de l’intérieur,

 

Ne pouvant croire que vous manquiez de culture au point d’ignorer l’effet Streisand ou de courage politique au point d’intenter des procédures-bâillon, nous sommes obligés de conclure que c’est sciemment que vous mettez la lumière sur le jeu de société "Fachorama".

 

Dans un milieu médiatique verrouillé par des milliardaires à l’agenda politique nauséabond, il est rafraîchissant de savoir que le ministère de l’intérieur que vous représentez se fait un devoir de mettre en valeur des initiatives de résistance. Et vous n’en êtes pas à votre coup d’essai ! 

 

Après avoir mis M. Pierre-Emmanuel Barré et les violences policières insupportables qu’il dénonçait à l’agenda médiatique, vous décidez aujourd’hui de faire de la communication (gratuitement en plus, quelle abnégation !) pour un jeu qui, à l’image de son prédécesseur "Antifa - le jeu", risque bien de se retrouver très vite en rupture de stock. 

 

Bien que les procès de ce genre se multiplient, Mme Sophie Binet et ses avocats en riant probablement encore, nous sommes ravis de savoir que le temps ne vous manque pas au point que vous assuriez vous-même le service après-vente des idées progressistes que nous défendons et cherchons, avec moins de succès que vous il faut vous le concéder, à mettre en avant. 

 

S’il est trop tôt pour vous qualifier de compagnon, ne désespérez pas, encore un petit effort et vous tutoierez Jean Moulin !

 

Vous souhaitant une belle fin d’année, veuillez agréer, Monsieur le ministre de l’intérieur, nos salutations antifascistes. 

 

 

Fédération Anarchiste

International

Les forces réactionnaires massacrent la population au Soudan

publié le : 08-11-2025 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_267

Les forces réactionnaires massacrent la population au Soudan

 

---------------------

 

Les "forces de soutien rapide" ont commis un nouveau massacre au Kordofan du Nord (un état du Soudan). Elles ont tué des centaines de personnes, brûlé des maisons et pillé les biens de la population. Rien que dans la ville d’El Fasher, plus de 2 000 citoyennes et citoyens ont été tué.e.s.

 

Cette force paramilitaire, sous le commandement du service de renseignement général soudanais, a encerclé El Fasher pendant 18 mois pour briser la résistance populaire. Nourriture, médicaments et tout autre moyen de survie ont ainsi été coupés à plus d’un million deux cent mille habitant.e.s.

 

Selon un communiqué du Groupe Anarchiste au Soudan daté du 1er novembre 2025, quatre compagnons anarchistes sont tombés à El Fasher en défendant la ville. Leurs noms sont : Faisal Adam Ali, Radwan Abdel Jabbar ("Kahraba"), Adam Kibir Musa, Abdel Ghaffar Al-Tahir ("Al-Sini").

 

Contrairement à ce que propagent les médias mainstreams, cette guerre est le fait des bandes militaro-capitalistes, poussées sur le devant de la scène pour briser le mouvement de masse de 2019, aspirant à la liberté et à la justice sociale.

Ces bandes armées ont déjà tué plus de 150 000 personnes et forcé douze millions d’autres à l’exil.

 

Les puissances impérialistes et leurs alliés régionaux, qu’il s’agisse des États-Unis, de l’Union Européenne ou des pétromonarchies du Golfe, soutiennent ces bandes guerrières du Soudan.

Le rôle des Émirats arabes unis dans le soutien aux "forces de soutien rapide", afin de transférer l’or du Soudan vers les marchés de ce pays, est indéniable. La république islamique d’Iran, la Russie et l’Ukraine ont également joué un rôle néfaste dans cette guerre.

 

La Fédération Anarchiste condamne dans les termes les plus fermes le massacre de la population soudanaise et joint sa voix aux compagnes et compagnons anarchistes du Soudan qui demandent de lutter contre cette guerre.

 

Fédération anarchiste

Le 3 novembre 2025

 

Communiqué

Il importe de faire la lumière sur les violences policières à Sainte-Soline et ailleurs

publié le : 05-11-2025 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_266

Les Relations Extérieures de la Fédération anarchiste, relaient ce communiqué dans le but de le diffuser au maximum. Nous nous tenons solidaires de toutes les victimes de violences policières qu’elles soient à Sainte-Soline ou ailleurs et réaffirmons notre soutien total.

 

Le 25 mars 2023, lors d’une manifestation à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) contre les mégabassines, les forces de l’ordre ont blessé plus de 200 personnes – dont nous quatre gravement. Une plainte a été déposée par nous ou par des proches de nous, notamment pour tentative de meurtre et pour entrave à l’arrivée des secours. 

 

Les experts que le procureur de la République a chargés d’enquêter sur les violences policières ont mis deux ans à rendre leurs conclusions, qui sont à la fois partiales et lacunaires. Selon eux, les forces de l’ordre auraient seulement répondu à la violence de certains manifestant-e-s. En fait, comme l’ont démontré force témoignages, images et enquêtes journalistiques, les 3 200 policiers « défendant » un trou de terre vide ont bombardé (de 5 010 grenades) sans sommation l’ensemble des manifestant-e-s. Toujours selon ces experts, l’organisation des secours n’aurait pas entraîné une « perte de chance » pour les victimes… parce qu’elles ont été soignées sur place « de façon consciencieuse et irréprochable ». En fait, ce n’est pas la qualité de ces soins qui a été dénoncée, c’est l’interdiction faite aux ambulanciers d’accéder aux personnes blessées même quand il y a eu un retour au calme – interdiction que, là encore, divers témoignages confirment. 

 

L’enquête indique que les soignants n’étaient pas autorisés à arriver seuls sur les lieux, et que des tirs « non réglementaires » ont été opérés par les forces de l’ordre. Mais de nombreuses zones d’ombre subsistent dans ses conclusions, en particulier concernant les ordres explicites d’effectuer ces tirs « non réglementaires » : quoique figurant dans le dossier, ils n’ont pas été traités. Enfin, si des « dysfonctionnements inexplicables » sont relevés dans l’organisation des secours (le PC pompiers ne répondait pas aux appels à l’aide, des motards de la police ont tardé à venir escorter des ambulanciers et les ont abandonnés en chemin, etc.), aucun avis n’est émis dessus. La manière dont a été conduite cette enquête laisse clairement apparaître l’intention de classer sans suite nos plaintes, aussi demandons-nous la poursuite des investigations. 

 

Loin d’être un événement ponctuel, le 25 mars 2023 à Sainte-Soline s’inscrit dans un processus visant depuis de nombreuses années à banaliser une répression toujours plus violente. L’objectif de l’Etat ce jour-là n’était pas d’empêcher les manifestant-e-s de parvenir sur le chantier de la mégabassine, mais de dissuader quiconque de manifester à nouveau contre de telles constructions – lesquelles ont depuis été jugées inutiles et illégales par les autorités compétentes. La mobilisation antibassines de Sainte-Soline a ainsi été pour l’Etat une occasion d’appliquer sa « doctrine du maintien de l’ordre », qui implique d’assimiler les mobilisations sociales à des attentats terroristes afin de déclencher officieusement un plan Orsec permettant leur répression par de véritables moyens militaires, mais ne prévoyant pas les moyens sanitaires à la hauteur de cette répression. 

 

Le terrorisme, c’est ça : rendre une population passive face aux agissements d’un pouvoir devenu omnipotent. Nous avons aujourd’hui les preuves audio et vidéo de ce dont nous nous doutions : les actes qui ont causé tant de blessures et fait frôler la mort à nombre d’entre nous ne sont pas l’œuvre d’individus particulièrement violents, mais découlent de l’ordre donné par une institution. Et des actes semblables ont blessé et tué dans d’autres contextes (mouvements des gilets jaunes ou contre la réforme des retraites, émeutes après la mort de Nahel…). Alors nous voulons faire peser sur cette institution le cadre juridique dont elle s’affranchit délibérément. 

 

Apporter un éclairage sur ce dossier ne suffira évidemment pas à le clôturer, mais cela nous aidera à trouver les réponses dont nous avons besoin et à affirmer un refus de se laisser tétaniser par la terreur. 

 

Nous n’en continuerons pas moins de mener d’autres batailles pour une réelle justice sociale et environnementale. 

 

 

Mickaël, Serge, Alix, Olivier et des proches, 

le 5 novembre 2025 

International

Palestine - Israël : L’État est utile comme un trou dans la tête

publié le : 08-10-2025 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_265

 

 Palestine - Israël :  L’État est utile comme un trou dans la tête

 

Ce lundi 22 septembre 2025, après plusieurs tergiversations et reports, le président français Emmanuel Macron a annoncé que la France reconnaissait désormais l’État palestinien. Nous ne sommes pas dupes quant aux agendas et arrières pensées politiques et géopolitiques des puissants. Cette déclaration, dans laquelle Macron parle volontiers "d’urgence absolue" ou de "bombardements à Gaza", en évitant opportunément le terme de génocide, ne mettra malheureusement pas fin au conflit israélo-palestinien.

 

La situation à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, etc. se dégrade de jour en jour. Quand une armée comme Tsahal bombarde, tue et blesse des dizaines de milliers de personnes sans armes sous prétexte d’anéantir le Hamas, avec un projet assumé de nettoyage ethnique, nous sommes bel et bien témoins d’un génocide. Le terme fait dorénavant consensus au sein des O.N.G. et journalistes sérieux de par le monde.

 

Les Gazaouis meurent de faim, car l’armée occupante empêche l’entrée d’aide humanitaire. On ne compte plus les témoignages de médecins faisant état "d’émaciations très sévères avec perte de poids et de masse musculaire importantes". Amnesty International a confirmé dans son communiqué du 18 août 2025 qu’Israël mène à Gaza une "campagne de famine délibérée". Même l’ONU avait appelé, quelques jours plus tôt, à inonder Gaza d’aide alimentaire pour éviter la faim. Là encore, il faut employer les termes : l’armée israélienne utilise la famine comme arme de guerre.

 

Les puissances "victorieuses" de la Seconde Guerre mondiale ont installé, au sortir de cette dernière, un nouveau rapport de force dans le monde. Elles se sont partagé le gâteau.

 

Depuis l’Assemblée générale des Nations Unies et le comité spécial pour la Palestine de 1947, Israël et la Palestine ont tenté de se faire reconnaître comme États. Très vite, Israël est reconnue de jure par les soviétiques et de facto par les Étasuniens ; l’État palestinien n’a quant à lui jamais vu le jour. Malgré tout, on peut dire qu’un proto-État palestinien existe depuis 1988. En effet, le 15 novembre de cette année à Alger, le conseil national palestinien déclara unilatéralement l’indépendance de la Palestine et quatorze États l’ont reconnue de suite.

 

Il faudra attendre le 28 mai 2024 pour que les premiers États d’Europe occidentale reconnaissent l’État palestinien. Ce fut le cas des gouvernements espagnol, norvégien et irlandais.

 

Aujourd’hui, le nettoyage ethnique continue sous le gouvernement d’extrême-droite israélien. Ainsi, le 15 août 2025, le gouvernement de Netanyahou discutait avec le Soudan du sud de la possibilité de déportation des Gazaouis dans ce pays, soit quelque 2 millions de personnes.

 

L’ensemble des facteurs actuels dans le conflit palestino-israélien montre que la formation d’un État palestinien est, tout au moins pour l’instant, impossible. La reconnaissance de cet État annoncée par Macron promet, à l’image de la celle de

 

l’Espagne, l’Irlande et de la Norvège, de ne rien changer à ce tableau ni au sort des Palestinien-e-s.

 

Le triste sire reconnaît lui-même que "la reconnaissance d’un État par d’autres États ne mène pas forcément à son existence effective".

 

Un État exclusivement palestinien ou arabe ne ferait qu’exacerber les haines et velléités guerrières des deux côtés et, au vu des forces politiques actuellement à l’œuvre, un État palestinien ne ferait pas mieux que son voisin concernant les non-palestiniens qui seraient sur ses territoires.

 

Sur cette terre qu’on nomme Palestine/Israël, la seule solution, après tant d’années de conflits, est une configuration qui permette à tous les peuples qui s’y trouvent, sans considération de religion ou appartenance quelconque, de vivre

 

ensemble. Cela ne passera pas par deux États nationaux, mais par une seule entité, reconnaissant des droits égaux à toutes et tous.

 

Il ne s’agit pas d’aller chercher dans les tréfonds d’une histoire fantasmée qui était là il y a 10, 100 ou 1000 ans. Il faut se mettre d’accord pour que toutes celles et tous ceux qui vivent aujourd’hui sur cette terre (quel que soit le nom qu’on lui donne) puissent vivre ensemble et en paix.

 

La conclusion de la brochure récente du réseau Makhno ("Terre sainte, guerre sans fin : la création de l’État d’Israël en Palestine, sionisme et utopies", éd. du Monde Libertaire, 2025) est sans appel : "La création de l’État d’Israël est un échec humain. Une véritable révolution sociale et libertaire peut résoudre définitivement le conflit israélo-palestinien."

 

En attendant, et pour que tous les Palestiniens, juifs, musulmans, chrétiens et autres puissent vivre ensemble du fleuve à la mer, il faut continuer la lutte pour que l’État israélien cesse les colonisations, massacres, exclusions, nettoyage ethnique, etc.

 

Il faut faire pression sur lui pour que les Palestiniens aient les mêmes droits que les Israéliens, où qu’ils habitent sur cette terre.

 

 

Trop de sang a coulé. Cela doit cesser.

 

 

 

Fédération anarchiste 

lundi 22 septembre 2025

 

 

 

 

International

Reprenons en cœur le vent de la révolte serbe !

publié le : 14-09-2025 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_264

 

Reprenons en cœur le vent de la révolte serbe

  

 

Par delà les Alpes, nos regards et nos cœurs se portent sur les barricades et les assemblées serbes. De nos frères et sœurs transalpins nous arrivent les nouvelles d’une révolution organisée sans chef, qui tient la rue depuis bientôt un an, face à la corruption et à la répression étatiques.

 

En réaction au drame de l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad (le 1er novembre 2024) qui a fait 15 morts et de nombreux blessés, la mobilisation a rapidement rallié dans le même élan les étudiant.es, les travailleurs.euses et les chomeur.euses, mêlant dans la même lutte les ruraux et les citadins.

 

Les gouvernants Européens, intéressés davantage par les intérêts économiques que par les libertés individuelles, s’accordent dans leur silence à soutenir l’autocrate Aleksandar Vucic dans sa violence sans limite contre le mouvement social serbe.

 

Face à cela, nous clamons encore et toujours notre solidarité avec les compagnes et compagnons révolutionnaires lancé.es dans cette bataille.

 

Inspirons-nous et saluons les plenums, ces assemblées locales, horizontales, autonomes, qui auto-organisent la révolte sociale. La mobilisation qui commence le 10 septembre 2025 en France, doit entendre cette écho bruyant venu de Serbie, ne demandant qu’à être relayé et amplifié.

 

En tant qu’anarchistes, diffusons et renforçons massivement les liens avec les révolutionnaires Serbes, qui apportent un sang neuf et anti-autoritaire aux méthodes d’organisation révolutionnaires.

 

Dans nos assemblées, soyons vigilants et fermes face aux tentatives autoritaires et/ou électoralistes de s’accaparer un mouvement libre et ingouvernable. Ne laissons pas s’échapper de nouveau les soviets sous la coupe des bolchéviques.

 

C’est débarrassé de la hiérarchie que le mouvement social pourra exprimer pleinement sa radicalité révolutionnaire et porter, bien au-delà de simples réformes, un projet de société émancipateur.

 

 

Vive la révolution des plenums !

 

 

 

 

 

 

 

Fédération anarchiste,

 

Le 08/09/2025

 

 

 

Communiqué

POUR LA PAIX, CONTRE TOUTES LES GUERRES ! ABOLITION DES FRONTIERES !

publié le : 05-09-2025 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_262

Motion adoptée au 83ème congrès de la Fédération anarchiste, réuni à Chirols les 7,8 et 9 juin 2025.

 

Près de 60 conflits dans le monde. Sur tous les continents, particulièrement en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. À l’ère du spectacle, les médias focalisent sur certains foyers de guerres, l’Ukraine, Gaza, soumis qu’ils sont aux enjeux géopolitiques. Ils en oublient bien d’autres comme le Soudan, le Yémen, la République démocratique du Congo, le Sahel, le Tchad, le Myanmar, comme les guerres menées par les narcotrafiquants et les gangs paramilitaires en Colombie ou au Mexique, ou comme la guerre contre les femmes en Afghanistan et en Iran. 

 

 

Depuis février 2022 et le début de la guerre en Ukraine les généraux en retraite peuplent les plateaux des chaînes d’informations aux mains de milliardaires d’extrême droite et de marchands d’armes. À des journalistes obéissants, ils assurent que la guerre est à nos portes et que le temps de l’insouciance n’est plus. Les mouches ont flairé la charogne, c’est enfin le moment de conduire la populace au sacrifice, tout en extrayant les quelques billets qui trainent au fond de ses poches pour réunir les milliards nécessaires au grand réarmement.

 

 

Où qu’elle soit, l’armée a pour fonction le contrôle social de concert avec la police et la prison. Que ce soit une guerre intérieure ou une guerre extérieure, un « maintien de la paix » ou une « guerre humanitaire », il s’agit toujours de contribuer au développement du capitalisme. En temps de « paix », tout soulèvement, toute manifestation politique ou sociale, toute critique de l’État et de ses pouvoirs régaliens subissent les lois de plus en plus répressives au nom de l’urgence et de l’exception. En temps de guerre, ce sont les populations civiles qui trinquent le plus : drones, bombardements, mines anti-personnel, tortures, viols comme arme de guerre, esclavage sexuel, déplacements forcés, etc. 

 

 

  • Tout concourt à terroriser les populations pour les soumettre et les dresser, utilisant de plus, les religions souvent et le patriarcat toujours, au service du capitalisme et des puissants.

 

  • Tout concourt à embrigader les populations par des campagnes médiatiques mensongères afin de s’assurer de leur passivité, et en visant particulièrement les plus jeunes en militarisant l’enseignement (Projet SNU). 

 

 

Le complexe militaro-industriel assure la militarisation de toute la société, sur le plan du pouvoir économique, nucléaire, militaire, imposant pauvreté, faim, saccage de l’environnement, perpétuant colonialisme et esclavage, érigeant des apartheids par des zones militarisées et des murs frontaliers, renforçant les violences notamment à l’encontre des femmes. 

 

Aussi, l’urgence pacifiste et antimilitariste vise au démantèlement de toutes les infrastructures militaires multinationales et des arsenaux nucléaires dans le monde, pour une démilitarisation et un désarmement internationaux. Et à un appel aux mouvements de déserteurs, de refuzniks*, de travailleurs et travailleuses, de paysans et paysannes, de féministes, de militant·es antipatriarcaux, antiracistes…

 

Depuis plus de quarante années, le bourrage de crâne institué, notamment en France, dès le protocole Hernu-Savary en 1982, jusqu’au SNU actuel, diffuse l’idéologie militariste dans la jeunesse. L’urgence pacifiste et antimilitariste requiert une éducation à la paix, non sexiste, non raciste, anticapitaliste.

 

 

Semons la paix et la justice sociale ! Construisons l’anarchie !

 

 

* Personnes qui refusent de participer aux activités obligatoires, tel que le service militaire

 

 

Billets des groupes de la FA

A propos d’une chanson pour enfants...

publié le : dimanche 25 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

PAGES D’HISTOIRE N°111

publié le : vendredi 23 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

DES IDEES ET DES LUTTES: Le Mépris

publié le : vendredi 23 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

Le Rojava assiégé

publié le : jeudi 22 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

URGENCE. Communiqué.

publié le : jeudi 22 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

Un élu qui connait ses dossiers

publié le : mardi 20 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

Programme 1er trimestre 2026

publié le : lundi 19 janvier 2026 par Groupe Kropotkine

>> LIRE LE BILLET

Le brigadier et le témoin

publié le : lundi 19 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

POURQUOI LA COMMUNE LIBERTAIRE ?

publié le : dimanche 18 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

PAGES D’HISTOIRE N°110

publié le : samedi 17 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

La Grande Fédération

publié le : samedi 17 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

LE RETOUR DE L’EMPIRE DE LA VIOLENCE

publié le : samedi 17 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

DES IDEES ET DES LUTTES: Brèches libertaires

publié le : vendredi 16 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

Le brigadier est de ce bois là

publié le : mercredi 14 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET

Le Monde Libertaire n°1879

publié le : mardi 13 janvier 2026 par Groupe Kropotkine

>> LIRE LE BILLET

PAGES D’HISTOIRE N°109

publié le : samedi 10 janvier 2026 par Le Monde Libertaire

>> LIRE LE BILLET