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La Fédération anarchiste, un projet pour la révolution sociale



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  • La révolution sociale et libertaire
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en savoir plus : la FA mode d’emploi & l’anarchisme aujourd’hui

Communiqué

Allocution présidentielle 12 juillet 2021, Encore des menaces !

publié le : 15-07-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

Emmanuel Macron, roi élu de la République Française comme tous ses prédécesseurs, a donc parlé. Dans son allocution du 12 juillet, il a pris soin de tout mélanger pour une fois de plus dérouter ses interlocuteurs. Alors que l’ensemble de cette sortie médiatique aurait dû porter sur la pandémie et la vaccination, le bon seigneur n’a pas pu s’empêcher de menacer une fois de plus de casser le modèle social français.

La Fédération Anarchiste est pour une sortie rapide de la pandémie mondiale qui nous touche. Nous avons dans ce sens signé, aux côtés d’autres forces politiques, un appel pour la levée des brevets sur la fabrication des vaccins contre le Covid19. Et ce pour faciliter la fabrication au niveau mondial et permettre à toutes et tous d’être protégés. Les anarchistes ont toujours pensé que les sciences sont les alliées de l’émancipation : à ce titre, nous œuvrons à une éducation populaire accessible, sur tous les sujets, afin de contrer les idées confusionnistes qui émergent de toutes parts. Enfin, à l’heure où nous parlons, nous ne pouvons que constater l’égoïsme des pays riches. Sur 3 milliards de doses de vaccins injectées dans le monde, moins de 1 % l’ont été dans les pays les plus pauvres, pourtant souvent les plus touchés. C’est une honte et une fois de plus les gouvernements des pays riches ont des morts sur la conscience.

Cela ne nous rend pas pour autant partisans du tout sécuritaire annoncé. En père fouettard, l’État, par la voix de son premier serviteur, est donc venu donner la fessée aux récalcitrants, tout en profitant de cela pour tester des outils comme l’utilisation massive de gestion des flux numérisée. Nous appelons évidemment toutes et tous à faire ce qu’il faut pour sortir de cette pandémie, mais la méthode d’adjudant mal dégrossi mise en place n’est que la démonstration de la faiblesse de l’État et la poursuite de sa gestion calamiteuse de l’épidémie.

La seconde partie de la diatribe présidentielle nous révolte encore plus. Elle peut se résumer par un slogan : « Au boulot les feignasses ». Ainsi, notre marquis du Trocadéro n’entend pas moins que de nous imposer d’emmerder encore plus les chômeurs et de diminuer leurs revenus, tout en obligeant l’ensemble des françaises et français à travailler plus longtemps en partant plus tard à la retraite ! Le même qui arrose les milliardaires et les multinationales veut donc faire payer « la crise », mot à la mode pour dire capitalisme, aux plus démunis ! Il ne manque pas d’air le fanfaron de l’Élysée quand même !

Face à cela, une réponse claire doit être donnée : il est temps non pas d’aller « maintenir les acquis et simplement contre Macron » mais bien d’exploser la République telle qu’elle est, pour enfin aller vers un monde débarrassé des classes, des possédants et des empêcheurs de vivre. Comme le dit le groupe Massilia Sound System « Le capitalisme est une cochonnerie ». Il est temps d’arrêter de danser dans la fange !



Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Le Service national universel : c’est toujours non !

publié le : 21-06-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

La Fédération Anarchiste est partie prenante de la lutte contre le SNU et s’associe à la déclaration suivante.
Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

 

 

Le Service national universel : c’est toujours non !


Le Collectif national contre le Service national universel a tenu une réunion le 10 juin 2021. C’est l’occasion pour les organisations et collectifs locaux qui le composent de réaffirmer leur refus de ce projet gouvernemental. Plus que jamais, la plateforme unitaire que nous avons adoptée il y a deux ans est d’actualité.

Les ministres réquisitionnés pour aller chercher les volontaires
Inquiet de ne pas avoir ses 25 000 volontaires pour cette année 2021, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens : un nombre considérable de ministres a été mis à contribution pour aller chercher ces jeunes volontaires, à grand renfort de réunions organisées dans les départements. L’objectif gouvernemental est tout juste atteint. Les gros efforts de persuasion qui ont été nécessaires montrent à quel point le gouvernement peine à convaincre les jeunes des bienfaits de ce projet, a fortiori s’il est rendu obligatoire. C’est un motif important de notre opposition !

Le SNU : silence dans les rangs …
La fédération nationale de la Libre pensée, membre du collectif Non au SNU, avait demandé à être reçue par la secrétaire d’Etat en charge de celui-ci. Une importante liste de questions lui avait été soumise afin de préparer au mieux la rencontre. Madame El Haïry a décidé de ne pas donner suite à cette demande !

Confier les jeunes à l’armée, c’est dangereux
On nous présente le SNU comme un moyen « d’éduquer » les jeunes mineur.es qui y seraient astreint.es, de leur expliquer « la république » … Nous ne sommes pas dupes des vraies intentions. Mais l’actualité rappelle aussi à quel point il serait dangereux de confier chaque année ces jeunes mineur.es à l’institution dont nombre de responsables de haut rang viennent encore de s’illustrer à travers un appel à l’épuration ethnique du pays et à consolider « l’ordre social » par un recours à l’armée.


Agissons contre le SNU !
Les organisations membres du collectif poursuivent le travail d’information sur la réalité du SNU. Les collectifs locaux agissent dans les départements, pour sensibiliser les jeunes, les parents, les enseignantes et enseignants, les éducatrices et éducateurs, etc. C’est ainsi que sous l’impulsion du collectif unitaire de Meurthe-et-Moselle, les syndicats départementaux FSU, CGT Education et SUD Education ont adressé une information spécifique à 40 000 travailleuses et travailleurs de l’Education nationale en Lorraine ; c’est un exemple parmi d’autres. Nous encourageons à développer des initiatives pendant les mois d’été et prendrons une initiative nationale en novembre prochain.


Le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans, c’est :


Une opération de soumission de la jeunesse : il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles, un respect absolu des normes… Règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices inhérentes à l’organisation actuelle de la société. Cette volonté de soumission passe aussi par un contrôle renforcé, notamment à travers la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans ; on sait comment ce genre de fichier peut être utilisé ! Volonté de soumission, enfin, car elle ne reconnaît comme « engagement » des jeunes que les dispositifs étatiques.

La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses : les jeunes du SNU seront utilisé/es pour remplacer des emplois aujourd’hui occupés par des employé/es qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Avec le SNU, chaque année, 800 000 jeunes seront exploité/es, sans aucun de ces droits, pour des durées variables ; ils et elles seront très vivement encouragé.es à poursuivre leur « engagement volontaire » par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.

Des dépenses considérables : 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !

Le renforcement de la militarisation. Encadrement militaire, levée du drapeau, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando, etc. contribueront à l’endoctrinement des jeunes. La propagande visera à banaliser encore plus le rôle de l’armée, alors que celle-ci est en pointe dans la répression, sur le territoire français, dans les colonies et diverses régions du monde. Sans surprise, il n’est nullement question dans le programme de pacifisme, de non-violence, ni de remise en cause du rôle de l’armée.


Le gouvernement nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent.
Mais c’est déjà le cas !


Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour défendre leur droit à étudier, pour le partage des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc.
Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager !


Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée (qui, par ailleurs, n’était pas demandeuse) ?


Non au SNU ! Abrogation du SNU !



Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, ASSO-Solidaires, Solidaires Lycéen·nes région parisienne, Fédération Solidaires Étudiant·e·s, Fédération SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, CNT Santé, Éducation, Social et Territoriale de Lorraine, Fédération éducation/recherche de la CNT-SO, Émancipation tendance intersyndicale, Les Jeunesses Syndicalistes, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d’Etude et de Formation à l’Animation et au Développement, Mouvement de la paix, ATTAC-France, Stop Fuelling War, Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, Mouvement de l’Objection de Conscience Nancy, GRATLIB,  Queer Education, Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne ML, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Mouvement Résilience, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif. Collectifs locaux unitaires Non au SNU Loire-Atlantique, Lyon, Bordeaux, Angoulême, Nancy, Chambéry, Hérault…

Pour rejoindre le collectif : nonsnu@lists.riseup.net

International

Conflit israélo-palestinien : contre toutes les frontières, pour la paix entre les peuples !

publié le : 17-05-2021 par Secrétariat aux relations internationales

Des dizaines d’années de conflit, des dizaines d’années d’expulsions, de colonisation...et autant d’années de non respects du droit international.
Des dizaines d’années de plans de paix sans concrétisation...ou entraînant la mise à mort de ceux qui les portent.
Des dizaines d’années de blessés et de morts.
Des dizaines d’années de mensonges, de groupes de fanatiques religieux, palestiniens ou israéliens, jouant sur les haines.

Trop d’années à être des variables d’ajustement selon les intérêts de tant d’acteurs et pas uniquement israéliens ou palestiniens.

Depuis une semaine, les braises incandescentes se sont faites flammes !

Avec toujours les mêmes ingrédients : expulsions, résistance et manifestations, répression ultra violente et complètement illégitime et maintenant roquettes contre frappes aériennes.
Et toujours les mêmes résultats !
Des morts, des blessés, des destructions.

Netanyahou et ses alliés d’extrême droite (de ceux qui tentent de gouverner à ses côtés jusqu’aux "jeunes de collines" et autres groupuscules racistes et violents), ont tout intérêt, pour des raisons de politique intérieure, et pour se protéger de la justice pour le premier, à mener des actions qui ravivent les flammes, qui permettent l’entrée en scène du Hamas.

Si à première vu on pourrait croire que tout éloigne Netanyahou, ses alliés et le Hamas, en vérité ils jouent bien plus les uns pour les autres qu’on ne pourrait le penser.

Netanyahou, ses alliés et le Hamas, partagent bien plus l’amour de la guerre, de la haine, de la division, qu’ils ne partagent l’envie d’une résolution pérenne de ce conflit. Conflit qui dure depuis bien trop longtemps. Leurs politiques identitaires et nationalistes n’ont pour effet que la mort de personnes innocentes et l’emprisonnement à vie (ou quasiment) d’une population entière dans la bande de Gaza.
Quant au second pouvoir politique palestinien, représenté par Mahmoud Abbas, il est inaudible et ne semble pas plus un espoir pour la jeunesse palestinienne que les autres.

Nous nous tenons aux côtés de celles et ceux, en Palestine, en Israël, qui œuvrent pour la paix, pour le respect des droits des palestiniens et palestiniennes et qui résistent et militent contre la politique raciste, colonialiste du pouvoir israélien.

Une paix pérenne dans le monde ne pourra s’obtenir que par l’abolition de toutes les frontières et de toutes les armées !

Plus que jamais, mort à la guerre, mort à la colonisation, mort au nationalisme !
Longue vie à la solidarité, à la paix et à la liberté.



Communiqué du Secrétariat aux Relations Internationales de la Fédération anarchiste francophone,

Membre de l’IFA – Internationale des Fédérations Anarchistes

International

Colombie : Solidarité internationale

publié le : 07-05-2021 par Secrétariat aux relations internationales

Tenons-nous informés et ne laissons rien passer




Les inégalités structurelles en Colombie

La Colombie fait partie des 15 États les plus inégaux au monde, et en Amérique Latine elle occupe malheureusement la première place. Dans la société colombienne, la terre et les richesses, tout comme les postes d’élus et les médias de masse, sont détenus par une petite partie de la population. En conséquence, c’est 42.5% de la population qui se trouve en situation de pauvreté et de grande précarité, vivant avec une moyenne de 72€ par mois. Cette situation dure depuis des années et a encore empirée avec la pandémie de covid-19. La majorité de la population lutte chaque jour pour vivre dignement, pour manger, avoir un logement, accéder à la santé et à l’éducation.


Déjà 10 jours de mobilisation

C’est dans ce contexte que le gouvernement national, sous la houlette du Président Ivan Duque, a souhaité faire passer une réforme fiscale pour que les dettes issues de la pandémie soient payées par les classes moyennes et populaires, sans imposer fortement les personnes les plus riches du pays. C’est face à cette réforme en temps de pandémie que le 28 avril a été déclarée une grève nationale et qu’a commencé un processus de mobilisation sociale qui dure depuis 10 jours déjà. Bien que la pression populaire ait été suffisamment forte pour que la réforme fiscale soit abandonnée, le peuple colombien poursuit la mobilisation concernant les choix politiques néolibéraux et inégalitaires dans les domaines de la santé, des retraites et du travail.


Criminaliser et délégitimer la mobilisation sociale

La réponse du gouvernement et du parti au pouvoir face au mouvement national massif et pacifique est de délégitimer et de criminaliser la mobilisation en affirmant que celle-ci émane d’organisations telles que les FARC, l’ELN (armée de libération nationale) ou du politicien de gauche Gustavo Petro. Ce discours vise à décrédibiliser le libre exercice de la manifestation auquel ont eu recours de nombreuses colombiennes et colombiens ainsi que des organisations sociales, les défenseurs des droits humains et les syndicats de travailleurs.


Cela montre, sans surprise, que chaque fois que la population se mobilise pour ses conditions de vie et la société dans laquelle elle souhaite vivre, les pouvoirs institutionnels cherchent à délégitimer et invisibiliser la réalité de la mobilisation sociale. L’objectif est de créer de la peur chez les personnes, dépourvues, qui observent ces événements à travers les médias traditionnels. Ceux-là traitent les manifestants comme des casseurs, niant les revendications politiques.


Violences des forces publiques

Ce discours de criminalisation et d’invisibilisation permet au gouvernement d’utiliser la violence physique, violant ainsi le droit constitutionnel à la manifestation par la brutalité policière. Entre le 28 avril et le 5 mai 2021, l’ONG Temblores a enregistré 1 708 cas de violences policières : 222 cas de violences physiques, 37 victimes d’homicides dus aux forces de police, 831 arrestations arbitraires, 10 victimes de violences sexuelles, 22 victimes avec des blessures aux yeux, 110 blessés par des balles tirées par la police et 312 cas d’interventions violentes de la part des forces de l’ordre.

****

Face à cette situation, nous manifestons notre solidarité avec les compagnes et compagnons colombiennes qui se mobilisent pour vivre dignement et pour construire une société plus juste.

Nous condamnons, en Colombie et partout dans le monde, l’utilisation de la coercition et de la violence policière et militaire pour criminaliser et assassiner celles et ceux qui se mobilisent.

Nous condamnons les discours du gouvernement colombien et du parti majoritaire – liés au paramilitarisme et au narcotrafic – qui délégitiment et criminalisent les personnes de tous bords et les non-encartés qui expriment le droit de protester.

Nous appelons à la solidarité internationale dans la lutte avec les colombiennes et les colombiens.

Nous appelons à poursuivre les engagements dans des alternatives concrètes autogestionnaires et coopérativistes, en Colombie et partout ailleurs, pour vivre ensemble dans un monde viable socialement et écologiquement.




Secrétariat aux Relations Internationales de la Fédération anarchiste francophone,
Membre de l’IFA – Internationale des fédérations anarchistes

Communiqué

Face à la pandémie, entraide et réappropriation

publié le : 11-04-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

La gestion de la pandémie mondiale par les gouvernements, y compris français, est dans la droite ligne du cynisme habituel du capitalisme : laisser mourir les plus pauvres pour que l’économie tourne malgré tout.

Cette pandémie est aussi sociale : elle touche plus fortement les populations les plus pauvres (jusqu’à cinq fois plus de morts) et les plus isolées.

Pourtant une solution existe aujourd’hui : plusieurs vaccins sont disponibles et offrent une couverture suffisante pour aider à sortir de ce marasme mondial.

La Fédération Anarchiste porte des idéaux clairs : l’entraide plutôt que le chacun pour soi, la solidarité plutôt que la charité, l’Humanité plutôt que le Marché. Face à cette pandémie, nous ne pouvons continuer à laisser les multinationales et les États disposer de nos vies.

Nous appelons à ce que la course au capitalisme soit mise sur off. Nous appelons à auto-organiser l’entraide pour ne laisser personne sur le côté, que ce soit pour les biens matériels mais aussi pour les difficultés psychologiques que peut entraîner un tel moment. Et même au delà de la pandémie, quand celle-ci sera vaincue. Nous appelons à une internationale de la santé, contre le marché, pour l’humanité.

Encore plus urgent, nous appelons à ce que les brevets des vaccins qui fonctionnent soit mis sur la place publique pour permettre leur fabrication à plus grand échelle et plus vite. Il y a entre 5 et 7 milliards d’humains à vacciner, et nous ne pouvons pas nous contenter de dire que quand les pays riches seront vaccinés, le reste de du monde nous serait indifférent. Nous appelons celles et ceux qui travaillent dans les métiers du médicament à prendre les outils en main pour sortir de la logique capitaliste et fabriquer pour l’humanité entière les soins et moyens de protection dont elle a besoin.

Nous savons que ces appels ne seront pas suffisants et qu’il nous faut organiser la société autrement et de façon plus horizontale et sans domination. C’est à cela que nous nous attelons, et nous ne pouvons que souhaiter que le plus grand nombre se lance dans cette aventure qui grandirait l’humanité. Pandémie ou pas.



Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Soutien à la PLUME NOIRE, librairie lyonnaise

publié le : 28-03-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

Le 20 mars 2021, en pleine journée, vers 14h, un groupe de fascistes a attaqué les locaux de «La Plume Noire» à Lyon. Heureusement, cette attaque ne se solde qu’avec de la casse matérielle. La « Plume Noire » est une librairie autogérée lyonnaise.

Comme toujours, l’impunité dont jouit l’extrême droite, en particulier dans les rues de Lyon, démontre à quel point sa présence est acceptée par les pouvoirs publics.

Il n’y a pas de place dans nos rues pour la haine. Pas de place pour les idées racialistes, racistes et différentialistes portées par ces individus qui rêvent d’un monde d’entre soi et de fermeture basé sur la race et ses dérivés.

Nous apportons notre soutien à la Plume Noire et souhaitons courage et ténacité aux militant.e.s attaqué.e.s le 20 mars 2021.

Nous appelons toutes les personnes qui le souhaitent à rejoindre ,samedi 3 avril à 14h, la place des Terreaux à Lyon (à confirmer) pour la manifestation nationale contre les violences de l’extrême-droite. Elle est initiée par l’Union Communiste Libertaire (UCL), et dont la Fédération Anarchiste est soutien aux côtés de bien d’autres organisations.

 

Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

International

Soutient au squat ROG de Ljubljana

publié le : 19-01-2021 par Secrétariat aux relations internationales

Ce mardi 19 janvier, un squat historique, appelé ROG, à Ljubljana en Slovénie s’est fait expulser sans décision de justice par l’État. Ce squat immense accueillait nombre d’initiatives (culturelles, sportives, d’accueil et d’aide aux sans papiers etc.) prônant la solidarité, l’entraide et l’autogestion, valeurs que nous anarchistes défendons quotidiennement.


Face à cette expulsion, nous appelons à des actes de solidarités partout, en France comme ailleurs, afin de montrer à l’État, quel qu’il soit, que les squats ne sont pas justes des bâtiments vides mais portent aussi des luttes que nous défendrons jusqu’au bout, peu importe la répression.


En France comme ailleurs, défendons les squats, occupons partout !


Les Relations Internationales de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Le fichage, vieille arme de l’État !

publié le : 11-01-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

Lundi 4 janvier, le Conseil d’État a jugé en référé que la police et la gendarmerie pourront ficher les activités et opinions politiques, les appartenances syndicales et les données de santé au nom de la sécurité publique, de la sûreté de l’État définie comme recouvrant les « intérêts fondamentaux de la Nation » (laissées totalement à l’appréciation de la police). Ces textes prolongent le projet de loi « sécurité globale », dont les données recueillies pour la surveillance de masse (drones, caméras, reconnaissance faciale, réseaux sociaux) vont pouvoir être centralisées dans ces fichiers, ce qui n’était pas le cas auparavant.

La requête en référé émanait des organisations syndicales CGT, FO, FSU et d’associations de défense des droits humains (GISTI, etc..). Et nous pouvons être surpris, déçus, d’une forme de satisfaction de ces organisations après le rendu. Ce serait moins pire que le pire...

Nous autres anarchistes, ne sommes pas surpris de l’utilisation du fichage. Les États ont toujours eu besoin, pour se maintenir, de réseaux de renseignements forts, pour contrôler leurs populations par un fichage systématique. Penser que cela ne serait propre qu’aux régimes totalitaires, c’est se mentir profondément. Un État, ce sont des fichiers fiscaux, de polices, de renseignements, médicaux, etc… Le fichage est au cœur de cet outil de privation de liberté qu’est l’État.
Pour mémoire, ce n’est qu’après une forte mobilisation que le décret instituant le fichier EDVIGE avait été retiré en novembre 2008...

Nous autres, anarchistes, luttons pour une société sans État. Une société sans Frontières. Une société sans fichage. Et si nous luttons pour cela, c’est que nous savons qu’au cœur des oppressions se trouve l’État, qu’il est un des outils, un des rouages les plus puissants pour briser l’individualité et tenter de formater les humains en fonction des besoins (des possédants, du patronat, du « marché », etc..). L’État est autant à combattre que le système capitaliste, les religions, et toutes pratiques, pensées qui hiérarchisent et discriminent les humains et les humaines (classes sociales, racismes, sexisme, haines des lgbti....). Envisager de se passer de l’un sans envisager de se passer des autres, ne sera qu’une voie sans issue politique si ce n’est une perpétuation de sombres sociétés hiérarchisées (communisme étatique autoritaire, libertarianisme, théocraties, etc..)

Depuis toujours les tenants de l’État ont peur de celles et ceux qui pensent autrement, de celles et ceux qui osent imaginer, militer, s’organiser pour un monde sans pouvoirs.
Alors oui, nous ne sommes pas surpris que l’État français se dote une fois de plus d’outils de contrôle et de pression contre sa propre population.

S’il ne peut exister d’État sans ce genre d’outil, une société sans État est, elle, possible et souhaitable.



Construisons ensemble la sortie des vieux modèles ! Pour l’émancipation de toutes et tous !
Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

SÉCURITÉ GLOBALE : AU-DELÀ DE L’ARTICLE 24

publié le : 02-12-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Les mobilisations contre la « loi de sécurité globale » montent en puissance et nous ne pouvons que nous en réjouir. Néanmoins, se focaliser sur le seul article 24, le fameux qui tend à rendre plus difficile la diffusion d’images d’exactions policières, ne suffit pas.



C’est l’ensemble de la loi qu’il faut abroger !



Celle-ci permet d’entériner des moyens au départ « exceptionnels » pour les faire devenir « courants ». Comme d’autres lois, celle-ci veut faire de l’état « d’exception » une « exception permanente ».

En offrant encore plus de moyens techniques et technologiques de coercition, la « loi sécurité globale » facilite surtout la voie à un État toujours plus répressif, où les habitants sont considérés comme des êtres irresponsables qu’il faut fliquer sans limite. Un rapport parlementaire de 2010 annonçait déjà les « solutions innovantes » dont la police doit se doter : « mini-drones d’observation, vidéoprotection intelligente, fouille des données sur internet, reconnaissance faciale, nouvelles technologies de biométrie... ».

Cette loi ouvre de nouvelles prérogatives aux polices municipales, démultipliant les possibilités d’arrestations et d’amendes. Elle permet la création d’une police municipale à Paris. Elle renforce encore le poids des entreprises privées de sécurité, privatisant encore plus certaines actions de police. Elle offre la possibilité d’utiliser des drones au détriment de la vie privée.

Cette loi permet l’utilisation en direct des images filmées par les policiers, notamment lors de manifestations, et d’utiliser la reconnaissance faciale pour comparaison avec les huit millions de « personnes surveillées » dont la photo figure dans le fichier Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), criminalisant tout mouvement social.

Cette loi supprime la possibilité de réductions de peine si le délit constaté est fait à l’encontre d’élus, de militaires, d’agents des forces de l’ordre. C’est la création de facto de « citoyens au-dessus des autres citoyens ». Policiers et gendarmes se voient autorisés à porter leurs armes dans n’importe quel lieu, même hors de leurs heures de service ! C’est un permis de tuer permanent !

Preuve d’une militarisation de l’espace public, cette loi permet aux militaires de l’opération « Sentinelle » de pouvoir tirer à vue pour « mettre fin à un parcours criminel », c’est-à-dire dans les mêmes dispositions que pour la police. Les affaires récentes et passées de crimes perpétrés par les forces de l’ordre démontrent déjà qu’elles usent et abusent du droit de tirer. Les voilà maintenant épaulées par les militaires.



C’est tout l’esprit nauséabond de cette loi qu’il faut combattre.
C’est tout le climat sécuritaire et policier qui se met en place qu’il faut abattre.

Contre cette loi, contre l’État !



Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Un professeur est mort, encore

publié le : 19-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

En France, Samuel Paty est mort, parce que professeur, parce qu’il faisait son métier, parce qu’il a tenté d’amener l’esprit critique aux enfants dont il avait la charge. Notre soutien se porte vers ses proches et ceux qui le connaissaient.

Son assassin l’a décapité au nom d’une idéologie qui, dans bien des endroits du monde, s’en prend à tout ce qui ouvre les humains à plus de liberté : les écoles et ceux qui œuvrent à apporter le savoir, les militants pour la sécularisation des religions, les militantes pour l’égalité femmes-homme, etc...
Ce n’est pas le premier professeur, dans le monde, qui tombe au nom de l’idéologie de l’islam politique. Ces réactionnaires tentent d’imposer par la peur, par l’autocensure, leur vision du monde basée sur une lecture rigoriste d’un livre, et dans leur cas qu’ils pensent saint. Tous les tenants de ces idéologies réactionnaires mortifères, d’où qu’elles viennent, savent qu’ils trouveront des soldats, parfois simplement en s’appuyant sur les plus déclassés par notre société, en attisant pour leur dessein les haines et les identitarismes.

Il ne suffira pas de faire la chasse à leurs idées. Encore moins d’amalgamer comme, ils en rêvent, tous les croyants d’une religion en un grand ensemble belliqueux. Il faut leur couper l’herbe sous le pied !

Pour nous anarchistes, cela ne pourra se faire que par l’émergence d’une société réellement égalitaire, libre, où chacun et chacune aura sa place en tant qu’individu.e. Il faut aussi soutenir les luttes pour la sécularisation des religions dans le monde, à minima. Et nous, anarchistes, souhaitons, luttons pour la disparition à terme des religions et superstitions, l’abolition des frontières, des classes et faire vivre l’entraide à l’échelle du globe. Les États et leurs guerres, les Religions et le Capitalisme se nourrissent les uns les autres au détriment des Libertés.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’une simple condamnation sans imaginer et commencer à mettre en œuvre les changements de société nécessaires à la disparition des carcans qui nous enferment.

Nous ne pouvons nous contenter de compter les morts, d’une pseudo « unité nationale » et de retourner au silence.

Nous le devons à toutes celles et ceux intimidé.e.s, malmené.e.s, tué.e.s au nom de la réaction et l’envie d’imposer une vision rétrograde de la société, d’où que cela vienne.

Ni Dieu, ni maître, ni État, ni patron.



Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Billets des groupes de la FA

REVOLUTIONARY SYNDICALISM, OR ANARCHO-SYNDICALISM ?

publié le : vendredi 23 juillet 2021 par Monde-nouveau

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POUR LES POLITICARDS, LE RÉVEIL EST DIFFICILE !

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Lundi Matin 31/05/2021 : L’association

publié le : lundi 12 juillet 2021 par Anarchistes Ivry

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1961 : SOBRE CUBA Y EL “DOCUMENTO DE GAONA”

publié le : dimanche 11 juillet 2021 par Monde-nouveau

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Envie de lire ? La FA est là !

publié le : mardi 6 juillet 2021 par Graine d'Anar

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Bakunin's Use of the Word "anarchy"

publié le : mercredi 30 juin 2021 par Monde-nouveau

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BARCELONE JUILLET 1936

publié le : dimanche 27 juin 2021 par Groupe anarchiste Salvador-Seguí

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A Comuna de Paris – mito fundador

publié le : samedi 26 juin 2021 par Monde-nouveau

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