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International

Conflit israélo-palestinien : contre toutes les frontières, pour la paix entre les peuples !

publié le : 17-05-2021 par Secrétariat aux relations internationales

Des dizaines d’années de conflit, des dizaines d’années d’expulsions, de colonisation...et autant d’années de non respects du droit international.
Des dizaines d’années de plans de paix sans concrétisation...ou entraînant la mise à mort de ceux qui les portent.
Des dizaines d’années de blessés et de morts.
Des dizaines d’années de mensonges, de groupes de fanatiques religieux, palestiniens ou israéliens, jouant sur les haines.

Trop d’années à être des variables d’ajustement selon les intérêts de tant d’acteurs et pas uniquement israéliens ou palestiniens.

Depuis une semaine, les braises incandescentes se sont faites flammes !

Avec toujours les mêmes ingrédients : expulsions, résistance et manifestations, répression ultra violente et complètement illégitime et maintenant roquettes contre frappes aériennes.
Et toujours les mêmes résultats !
Des morts, des blessés, des destructions.

Netanyahou et ses alliés d’extrême droite (de ceux qui tentent de gouverner à ses côtés jusqu’aux "jeunes de collines" et autres groupuscules racistes et violents), ont tout intérêt, pour des raisons de politique intérieure, et pour se protéger de la justice pour le premier, à mener des actions qui ravivent les flammes, qui permettent l’entrée en scène du Hamas.

Si à première vu on pourrait croire que tout éloigne Netanyahou, ses alliés et le Hamas, en vérité ils jouent bien plus les uns pour les autres qu’on ne pourrait le penser.

Netanyahou, ses alliés et le Hamas, partagent bien plus l’amour de la guerre, de la haine, de la division, qu’ils ne partagent l’envie d’une résolution pérenne de ce conflit. Conflit qui dure depuis bien trop longtemps. Leurs politiques identitaires et nationalistes n’ont pour effet que la mort de personnes innocentes et l’emprisonnement à vie (ou quasiment) d’une population entière dans la bande de Gaza.
Quant au second pouvoir politique palestinien, représenté par Mahmoud Abbas, il est inaudible et ne semble pas plus un espoir pour la jeunesse palestinienne que les autres.

Nous nous tenons aux côtés de celles et ceux, en Palestine, en Israël, qui œuvrent pour la paix, pour le respect des droits des palestiniens et palestiniennes et qui résistent et militent contre la politique raciste, colonialiste du pouvoir israélien.

Une paix pérenne dans le monde ne pourra s’obtenir que par l’abolition de toutes les frontières et de toutes les armées !

Plus que jamais, mort à la guerre, mort à la colonisation, mort au nationalisme !
Longue vie à la solidarité, à la paix et à la liberté.



Communiqué du Secrétariat aux Relations Internationales de la Fédération anarchiste francophone,

Membre de l’IFA – Internationale des Fédérations Anarchistes

International

Colombie : Solidarité internationale

publié le : 07-05-2021 par Secrétariat aux relations internationales

Tenons-nous informés et ne laissons rien passer




Les inégalités structurelles en Colombie

La Colombie fait partie des 15 États les plus inégaux au monde, et en Amérique Latine elle occupe malheureusement la première place. Dans la société colombienne, la terre et les richesses, tout comme les postes d’élus et les médias de masse, sont détenus par une petite partie de la population. En conséquence, c’est 42.5% de la population qui se trouve en situation de pauvreté et de grande précarité, vivant avec une moyenne de 72€ par mois. Cette situation dure depuis des années et a encore empirée avec la pandémie de covid-19. La majorité de la population lutte chaque jour pour vivre dignement, pour manger, avoir un logement, accéder à la santé et à l’éducation.


Déjà 10 jours de mobilisation

C’est dans ce contexte que le gouvernement national, sous la houlette du Président Ivan Duque, a souhaité faire passer une réforme fiscale pour que les dettes issues de la pandémie soient payées par les classes moyennes et populaires, sans imposer fortement les personnes les plus riches du pays. C’est face à cette réforme en temps de pandémie que le 28 avril a été déclarée une grève nationale et qu’a commencé un processus de mobilisation sociale qui dure depuis 10 jours déjà. Bien que la pression populaire ait été suffisamment forte pour que la réforme fiscale soit abandonnée, le peuple colombien poursuit la mobilisation concernant les choix politiques néolibéraux et inégalitaires dans les domaines de la santé, des retraites et du travail.


Criminaliser et délégitimer la mobilisation sociale

La réponse du gouvernement et du parti au pouvoir face au mouvement national massif et pacifique est de délégitimer et de criminaliser la mobilisation en affirmant que celle-ci émane d’organisations telles que les FARC, l’ELN (armée de libération nationale) ou du politicien de gauche Gustavo Petro. Ce discours vise à décrédibiliser le libre exercice de la manifestation auquel ont eu recours de nombreuses colombiennes et colombiens ainsi que des organisations sociales, les défenseurs des droits humains et les syndicats de travailleurs.


Cela montre, sans surprise, que chaque fois que la population se mobilise pour ses conditions de vie et la société dans laquelle elle souhaite vivre, les pouvoirs institutionnels cherchent à délégitimer et invisibiliser la réalité de la mobilisation sociale. L’objectif est de créer de la peur chez les personnes, dépourvues, qui observent ces événements à travers les médias traditionnels. Ceux-là traitent les manifestants comme des casseurs, niant les revendications politiques.


Violences des forces publiques

Ce discours de criminalisation et d’invisibilisation permet au gouvernement d’utiliser la violence physique, violant ainsi le droit constitutionnel à la manifestation par la brutalité policière. Entre le 28 avril et le 5 mai 2021, l’ONG Temblores a enregistré 1 708 cas de violences policières : 222 cas de violences physiques, 37 victimes d’homicides dus aux forces de police, 831 arrestations arbitraires, 10 victimes de violences sexuelles, 22 victimes avec des blessures aux yeux, 110 blessés par des balles tirées par la police et 312 cas d’interventions violentes de la part des forces de l’ordre.

****

Face à cette situation, nous manifestons notre solidarité avec les compagnes et compagnons colombiennes qui se mobilisent pour vivre dignement et pour construire une société plus juste.

Nous condamnons, en Colombie et partout dans le monde, l’utilisation de la coercition et de la violence policière et militaire pour criminaliser et assassiner celles et ceux qui se mobilisent.

Nous condamnons les discours du gouvernement colombien et du parti majoritaire – liés au paramilitarisme et au narcotrafic – qui délégitiment et criminalisent les personnes de tous bords et les non-encartés qui expriment le droit de protester.

Nous appelons à la solidarité internationale dans la lutte avec les colombiennes et les colombiens.

Nous appelons à poursuivre les engagements dans des alternatives concrètes autogestionnaires et coopérativistes, en Colombie et partout ailleurs, pour vivre ensemble dans un monde viable socialement et écologiquement.




Secrétariat aux Relations Internationales de la Fédération anarchiste francophone,
Membre de l’IFA – Internationale des fédérations anarchistes

Communiqué

Face à la pandémie, entraide et réappropriation

publié le : 11-04-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

La gestion de la pandémie mondiale par les gouvernements, y compris français, est dans la droite ligne du cynisme habituel du capitalisme : laisser mourir les plus pauvres pour que l’économie tourne malgré tout.

Cette pandémie est aussi sociale : elle touche plus fortement les populations les plus pauvres (jusqu’à cinq fois plus de morts) et les plus isolées.

Pourtant une solution existe aujourd’hui : plusieurs vaccins sont disponibles et offrent une couverture suffisante pour aider à sortir de ce marasme mondial.

La Fédération Anarchiste porte des idéaux clairs : l’entraide plutôt que le chacun pour soi, la solidarité plutôt que la charité, l’Humanité plutôt que le Marché. Face à cette pandémie, nous ne pouvons continuer à laisser les multinationales et les États disposer de nos vies.

Nous appelons à ce que la course au capitalisme soit mise sur off. Nous appelons à auto-organiser l’entraide pour ne laisser personne sur le côté, que ce soit pour les biens matériels mais aussi pour les difficultés psychologiques que peut entraîner un tel moment. Et même au delà de la pandémie, quand celle-ci sera vaincue. Nous appelons à une internationale de la santé, contre le marché, pour l’humanité.

Encore plus urgent, nous appelons à ce que les brevets des vaccins qui fonctionnent soit mis sur la place publique pour permettre leur fabrication à plus grand échelle et plus vite. Il y a entre 5 et 7 milliards d’humains à vacciner, et nous ne pouvons pas nous contenter de dire que quand les pays riches seront vaccinés, le reste de du monde nous serait indifférent. Nous appelons celles et ceux qui travaillent dans les métiers du médicament à prendre les outils en main pour sortir de la logique capitaliste et fabriquer pour l’humanité entière les soins et moyens de protection dont elle a besoin.

Nous savons que ces appels ne seront pas suffisants et qu’il nous faut organiser la société autrement et de façon plus horizontale et sans domination. C’est à cela que nous nous attelons, et nous ne pouvons que souhaiter que le plus grand nombre se lance dans cette aventure qui grandirait l’humanité. Pandémie ou pas.



Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Soutien à la PLUME NOIRE, librairie lyonnaise

publié le : 28-03-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

Le 20 mars 2021, en pleine journée, vers 14h, un groupe de fascistes a attaqué les locaux de «La Plume Noire» à Lyon. Heureusement, cette attaque ne se solde qu’avec de la casse matérielle. La « Plume Noire » est une librairie autogérée lyonnaise.

Comme toujours, l’impunité dont jouit l’extrême droite, en particulier dans les rues de Lyon, démontre à quel point sa présence est acceptée par les pouvoirs publics.

Il n’y a pas de place dans nos rues pour la haine. Pas de place pour les idées racialistes, racistes et différentialistes portées par ces individus qui rêvent d’un monde d’entre soi et de fermeture basé sur la race et ses dérivés.

Nous apportons notre soutien à la Plume Noire et souhaitons courage et ténacité aux militant.e.s attaqué.e.s le 20 mars 2021.

Nous appelons toutes les personnes qui le souhaitent à rejoindre ,samedi 3 avril à 14h, la place des Terreaux à Lyon (à confirmer) pour la manifestation nationale contre les violences de l’extrême-droite. Elle est initiée par l’Union Communiste Libertaire (UCL), et dont la Fédération Anarchiste est soutien aux côtés de bien d’autres organisations.

 

Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

International

Soutient au squat ROG de Ljubljana

publié le : 19-01-2021 par Secrétariat aux relations internationales

Ce mardi 19 janvier, un squat historique, appelé ROG, à Ljubljana en Slovénie s’est fait expulser sans décision de justice par l’État. Ce squat immense accueillait nombre d’initiatives (culturelles, sportives, d’accueil et d’aide aux sans papiers etc.) prônant la solidarité, l’entraide et l’autogestion, valeurs que nous anarchistes défendons quotidiennement.


Face à cette expulsion, nous appelons à des actes de solidarités partout, en France comme ailleurs, afin de montrer à l’État, quel qu’il soit, que les squats ne sont pas justes des bâtiments vides mais portent aussi des luttes que nous défendrons jusqu’au bout, peu importe la répression.


En France comme ailleurs, défendons les squats, occupons partout !


Les Relations Internationales de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Le fichage, vieille arme de l’État !

publié le : 11-01-2021 par Secrétariat aux relations extérieures

Lundi 4 janvier, le Conseil d’État a jugé en référé que la police et la gendarmerie pourront ficher les activités et opinions politiques, les appartenances syndicales et les données de santé au nom de la sécurité publique, de la sûreté de l’État définie comme recouvrant les « intérêts fondamentaux de la Nation » (laissées totalement à l’appréciation de la police). Ces textes prolongent le projet de loi « sécurité globale », dont les données recueillies pour la surveillance de masse (drones, caméras, reconnaissance faciale, réseaux sociaux) vont pouvoir être centralisées dans ces fichiers, ce qui n’était pas le cas auparavant.

La requête en référé émanait des organisations syndicales CGT, FO, FSU et d’associations de défense des droits humains (GISTI, etc..). Et nous pouvons être surpris, déçus, d’une forme de satisfaction de ces organisations après le rendu. Ce serait moins pire que le pire...

Nous autres anarchistes, ne sommes pas surpris de l’utilisation du fichage. Les États ont toujours eu besoin, pour se maintenir, de réseaux de renseignements forts, pour contrôler leurs populations par un fichage systématique. Penser que cela ne serait propre qu’aux régimes totalitaires, c’est se mentir profondément. Un État, ce sont des fichiers fiscaux, de polices, de renseignements, médicaux, etc… Le fichage est au cœur de cet outil de privation de liberté qu’est l’État.
Pour mémoire, ce n’est qu’après une forte mobilisation que le décret instituant le fichier EDVIGE avait été retiré en novembre 2008...

Nous autres, anarchistes, luttons pour une société sans État. Une société sans Frontières. Une société sans fichage. Et si nous luttons pour cela, c’est que nous savons qu’au cœur des oppressions se trouve l’État, qu’il est un des outils, un des rouages les plus puissants pour briser l’individualité et tenter de formater les humains en fonction des besoins (des possédants, du patronat, du « marché », etc..). L’État est autant à combattre que le système capitaliste, les religions, et toutes pratiques, pensées qui hiérarchisent et discriminent les humains et les humaines (classes sociales, racismes, sexisme, haines des lgbti....). Envisager de se passer de l’un sans envisager de se passer des autres, ne sera qu’une voie sans issue politique si ce n’est une perpétuation de sombres sociétés hiérarchisées (communisme étatique autoritaire, libertarianisme, théocraties, etc..)

Depuis toujours les tenants de l’État ont peur de celles et ceux qui pensent autrement, de celles et ceux qui osent imaginer, militer, s’organiser pour un monde sans pouvoirs.
Alors oui, nous ne sommes pas surpris que l’État français se dote une fois de plus d’outils de contrôle et de pression contre sa propre population.

S’il ne peut exister d’État sans ce genre d’outil, une société sans État est, elle, possible et souhaitable.



Construisons ensemble la sortie des vieux modèles ! Pour l’émancipation de toutes et tous !
Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

SÉCURITÉ GLOBALE : AU-DELÀ DE L’ARTICLE 24

publié le : 02-12-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Les mobilisations contre la « loi de sécurité globale » montent en puissance et nous ne pouvons que nous en réjouir. Néanmoins, se focaliser sur le seul article 24, le fameux qui tend à rendre plus difficile la diffusion d’images d’exactions policières, ne suffit pas.



C’est l’ensemble de la loi qu’il faut abroger !



Celle-ci permet d’entériner des moyens au départ « exceptionnels » pour les faire devenir « courants ». Comme d’autres lois, celle-ci veut faire de l’état « d’exception » une « exception permanente ».

En offrant encore plus de moyens techniques et technologiques de coercition, la « loi sécurité globale » facilite surtout la voie à un État toujours plus répressif, où les habitants sont considérés comme des êtres irresponsables qu’il faut fliquer sans limite. Un rapport parlementaire de 2010 annonçait déjà les « solutions innovantes » dont la police doit se doter : « mini-drones d’observation, vidéoprotection intelligente, fouille des données sur internet, reconnaissance faciale, nouvelles technologies de biométrie... ».

Cette loi ouvre de nouvelles prérogatives aux polices municipales, démultipliant les possibilités d’arrestations et d’amendes. Elle permet la création d’une police municipale à Paris. Elle renforce encore le poids des entreprises privées de sécurité, privatisant encore plus certaines actions de police. Elle offre la possibilité d’utiliser des drones au détriment de la vie privée.

Cette loi permet l’utilisation en direct des images filmées par les policiers, notamment lors de manifestations, et d’utiliser la reconnaissance faciale pour comparaison avec les huit millions de « personnes surveillées » dont la photo figure dans le fichier Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), criminalisant tout mouvement social.

Cette loi supprime la possibilité de réductions de peine si le délit constaté est fait à l’encontre d’élus, de militaires, d’agents des forces de l’ordre. C’est la création de facto de « citoyens au-dessus des autres citoyens ». Policiers et gendarmes se voient autorisés à porter leurs armes dans n’importe quel lieu, même hors de leurs heures de service ! C’est un permis de tuer permanent !

Preuve d’une militarisation de l’espace public, cette loi permet aux militaires de l’opération « Sentinelle » de pouvoir tirer à vue pour « mettre fin à un parcours criminel », c’est-à-dire dans les mêmes dispositions que pour la police. Les affaires récentes et passées de crimes perpétrés par les forces de l’ordre démontrent déjà qu’elles usent et abusent du droit de tirer. Les voilà maintenant épaulées par les militaires.



C’est tout l’esprit nauséabond de cette loi qu’il faut combattre.
C’est tout le climat sécuritaire et policier qui se met en place qu’il faut abattre.

Contre cette loi, contre l’État !



Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Un professeur est mort, encore

publié le : 19-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

En France, Samuel Paty est mort, parce que professeur, parce qu’il faisait son métier, parce qu’il a tenté d’amener l’esprit critique aux enfants dont il avait la charge. Notre soutien se porte vers ses proches et ceux qui le connaissaient.

Son assassin l’a décapité au nom d’une idéologie qui, dans bien des endroits du monde, s’en prend à tout ce qui ouvre les humains à plus de liberté : les écoles et ceux qui œuvrent à apporter le savoir, les militants pour la sécularisation des religions, les militantes pour l’égalité femmes-homme, etc...
Ce n’est pas le premier professeur, dans le monde, qui tombe au nom de l’idéologie de l’islam politique. Ces réactionnaires tentent d’imposer par la peur, par l’autocensure, leur vision du monde basée sur une lecture rigoriste d’un livre, et dans leur cas qu’ils pensent saint. Tous les tenants de ces idéologies réactionnaires mortifères, d’où qu’elles viennent, savent qu’ils trouveront des soldats, parfois simplement en s’appuyant sur les plus déclassés par notre société, en attisant pour leur dessein les haines et les identitarismes.

Il ne suffira pas de faire la chasse à leurs idées. Encore moins d’amalgamer comme, ils en rêvent, tous les croyants d’une religion en un grand ensemble belliqueux. Il faut leur couper l’herbe sous le pied !

Pour nous anarchistes, cela ne pourra se faire que par l’émergence d’une société réellement égalitaire, libre, où chacun et chacune aura sa place en tant qu’individu.e. Il faut aussi soutenir les luttes pour la sécularisation des religions dans le monde, à minima. Et nous, anarchistes, souhaitons, luttons pour la disparition à terme des religions et superstitions, l’abolition des frontières, des classes et faire vivre l’entraide à l’échelle du globe. Les États et leurs guerres, les Religions et le Capitalisme se nourrissent les uns les autres au détriment des Libertés.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’une simple condamnation sans imaginer et commencer à mettre en œuvre les changements de société nécessaires à la disparition des carcans qui nous enferment.

Nous ne pouvons nous contenter de compter les morts, d’une pseudo « unité nationale » et de retourner au silence.

Nous le devons à toutes celles et ceux intimidé.e.s, malmené.e.s, tué.e.s au nom de la réaction et l’envie d’imposer une vision rétrograde de la société, d’où que cela vienne.

Ni Dieu, ni maître, ni État, ni patron.



Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Contre leur monde viral : entraide et solidarités

publié le : 05-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

En contexte de pandémie, l’État et le capitalisme tombent le masque.


Baisse continue du nombre de lits à l’hôpital depuis des années, y compris en réanimation, mauvaise gestion des stocks de matériel de protection et de soin, augmentation du reste à charge pour les usagers, privatisation de l’offre de soin et manque organisé de personnels dans le service public : les gouvernements successifs, plus soucieux de développer leur programme libéral que de répondre aux besoins de la population, ont construit l’incapacité de l’État à faire face à la pandémie de Covid-19. Pire encore, la crise a été utilisée pour renforcer le contrôle sur les populations, lequel se révèle en outre souvent discriminatoire. La pérennisation des différents états d’urgence offre tous les moyens répressifs législatifs et humains pour restreindre nos libertés (circulation, réunion, manifestation, expression…) et imposer un test d’obéissance à grande échelle.


Dans le monde du travail, les inégalités se sont renforcées entre les premiers de corvée et les soi-disant premiers de cordée, les sacrifiés et ceux qui ont pu rester relativement à l’abri. La numérisation a envahi le quotidien à travers un développement souvent subi du télétravail, qui peut nuire aux solidarités et à la défense collective des droits, sans oublier les technologies de traçage (comme l’application Stop COVID). Les licenciements pleuvent, conséquences du confinement, ou simplement opportunistes. La crise autorise en outre l’accélération sans vergogne de la disparition ou la privatisation des services publics, tandis que des aides économiques sont attribuées à des entreprises qui continuent de verser des dividendes aux actionnaires sans engagement à préserver l’emploi.


Dans cette situation, malgré la difficulté de se mobiliser collectivement, nous voulons réaffirmer notre solidarité et notre engagement auprès des mouvements sociaux et syndicaux, y compris en inventant des nouvelles façons de manifester dans l’espace public.


Par la participation dans les luttes locales, au plus près de la réalité quotidienne vécue, nous défendons des propositions radicales :


    • Gratuité de la santé : moyens de prévention, dépistage, accès réel aux soins. Tout traitement médical est un bien commun et ne doit pas être privatisé.
    • Défense des services à tous les publics : hôpitaux, transports, éducation, Poste, culture, énergie...
    • Opposition résolue à toutes les formes de racisme et de discrimination.
    • Soutien aux personnes fragiles et dépendantes.


La crise sanitaire renforce encore la nature mortifère du capitalisme et de l’État, son acolyte. Face à eux, il nous faut nous réapproprier nos existences. Ceci implique de nous auto-organiser localement pour faire vivre, ici et maintenant, des alternatives concrètes, telles que les coopératives alimentaires et cantines autogérées et bien d’autres initiatives encore, à consolider ou construire.  Ces alternatives répondent à des besoins immédiats et permettent de sortir du marasme et d’entrevoir le monde futur.


Contre une société perpétuellement en crise, inégalitaire et liberticide :


Résistance – Coopération – Entraide



la Fédération anarchiste

Communiqué

NON au SNU

publié le : 04-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Billets des groupes de la FA

LE MONDE LIBERTAIRE N°1828

publié le : lundi 17 mai 2021 par Graine d'Anar

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Soirée de soutien aux inculpé·es de Bure

publié le : dimanche 16 mai 2021 par Anarchistes Ivry

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Le 1er Mai de l'An 01

publié le : vendredi 30 avril 2021 par Groupe Georges Morel - Amiens

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Ni renoncement, ni déraison !

publié le : jeudi 29 avril 2021 par Graine d'Anar

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