Communiqué

Loi Darmanin : une loi raciste, inhumaine, votée par la majorité de l’assemblée

publié le : 21-12-2023 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_243

L’espoir a été de courte durée. Après un premier rejet à l’assemblée, Macron a fait le choix de céder à son chien de garde et a choisi de s’allier au RN. Une fois de plus les logiques électoralistes et les tractations de bas étages entraînent le reniement de leurs soi-disant valeurs républicaines : liberté réprimée, égalité bafouée, fraternité reniée.

Avec des mesures telles que : la fin du droit du sol, les restrictions d’accès au titre de séjour « étranger malade », la remise en cause du titre de séjour « étudiant », le rétablissement du délit de séjour irrégulier, le durcissement du regroupement familial, le conditionnement des prestations sociales…, ce texte est l’un des plus racistes que la France aie adopté et passe outre les droits les plus fondamentaux.

Nous, anarchistes, observons depuis 2002 que les prétendus votes « barrage » ont fait le jeu du FN puis du RN, contribuant ainsi à sa « dédiabolisation », et lui permettant d’entrer dans le jeu parlementaire et d’y faire acter ses idées. Cette loi immonde illustre une fois encore que la démocratie parlementaire est une farce aux mains d’une élite prête à tous les compromis pour défendre le capital, y compris draguer l’électorat le plus nauséabond. Seules les solidarités concrètes et la mobilisation peuvent arrêter cette dangereuse dérive autoritaire préparant une démocrature populiste fascisante.

La Fédération Anarchiste sera présente dans la rue pour lutter contre ces lois iniques mais aussi au jour le jour pour soutenir et développer les solidarités nécessaires avec les personnes qui en subissent les conséquences.
La Fédération Anarchiste appelle à rejoindre toutes les mobilisations contre cette loi et son racisme d’état, pour la régularisation de tous.tes les sans-papiers et l’accueil inconditionnel des réfugié.e.s !


Plus que jamais, soyons solidaires et renforçons les luttes antifascistes !



La Fédération Anarchiste d’expression francophone

International

COMMUNIQUÉ IFA issu du CRIFA Athènes du 5 Novembre 2023

publié le : 22-11-2023 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_242

Le Comité de Relations de l’Internationale des Fédérations Anarchistes s’est réuni à Athènes les 4 et 5 novembre 2023 pour discuter et partager les réflexions et les pratiques de nos Fédérations. Actuellement, nous sommes particulièrement actifs dans les activités antimilitaristes, dans une période caractérisée par l’intensification des guerres, dont les plus connues, comme les conflits de Gaza, d’Ukraine ou du Soudan, ne doivent pas faire oublier la globalité du problème.

La guerre n’est jamais une solution, mais un moyen pour le capitalisme et l’État de reproduire des formes de domination, d’exploitation, de patriarcat et d’oppression. La guerre est l’exacerbation de la violence du pouvoir et de la hiérarchie. Beaucoup de gens parlent de crimes de guerre, nous disons que la guerre est toujours un crime.

Toutes les guerres sont contre le peuple et utilisent des arguments tels que le nationalisme, en opposant les peuples opprimés les uns aux autres, en essayant de créer l’illusions des intérêts communs de toutes les classes afin de saper les conflits sociaux par la propagande de guerre.

Nous, anarchistes, nous nous opposons à tous les États, frontières, armées et au principe même de souveraineté territoriale. Nous proposons nos idées de solidarité internationale, en soutenant activement toutes les victimes des guerres et tous ceux qui refusent les guerres de tous côtés : objecteurs, déserteurs, saboteurs et personnes qui fuient les guerres.

Nous soutenons toutes les actions antimilitaristes qui sont en accord avec nos principes anarchistes, de même que les groupes, individus et collectifs qui résistent à la guerre en faisant du travail social, en aidant les gens, en promouvant les luttes sociales et en continuant à propager nos idées anti-autoritaires malgré la guerre.

En plus de diffuser internationalement ces activités antimilitaristes comme un travail de contre-information devant la propagande de guerre à travers leurs journaux, radios et médias, nos fédérations promeuvent des activités telles que les « Journées mondiales d’action contre toute guerre et tout militarisme » du 17 au 25 novembre 2023 https://de.indymedia.org/node/306630, la quinzaine antimilitariste de Publico à Paris du 5 au 26 novembre http://www.librairie-publico.info/?p=8835 et l’Assemblée antimilitariste en Italie  https://umanitanova.org/event/milano-assemblea-antimilitarista-4/, juste pour donner quelques exemples.

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes.

Comité de relations de l’Internationale des Fédérations Anarchistes – IFA, Athènes 5 novembre 2023

[Texte original posté le 20 novembre 2023 par IFA]
https://i-f-a.org/2023/11/20/ifa-statement-from-crifa-athens-5-nov-2023




International of Anarchist Federations
IAF-??A-IFA

International

SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS ANARCHISTES EN GRÈCE, DE HÉRAKLION À ATHÈNES

publié le : 21-10-2023 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_241

Communiqué des Relations Internationales de la Fédération Anarchiste  

Le 25 août à Athènes, deux espaces occupés anarchistes était expulsés par la police : Ano-Káto-Patíssia et Zizania, place Viktoria. Ces lieux mettaient en œuvre une organisation non hiérarchique et anti-patriarcale de la vie de quartier et soutenaient activement les migrant.e.s. D’autres lieux autogérés étaient dans le collimateur du pouvoir. Le communiqué des relations internationales de la Fédération Anarchiste francophone du 1 septembre alertait : "D’autres squats anarchistes sont menacés dans le pays".

Un mois plus tard, c’est à Héraklion, sur l’île de Crète, que cette nouvelle expulsion a eu lieu, visant l’une des plus grandes occupations anarchistes en Grèce : le squat Evangelismo. L’opération de police a débuté aux premières heures du samedi 30 septembre (à la fois des motards DRASI et DIAS, des MAT, des OPKE et l’unité antiterroriste TEKAM), et s’est soldée par des arrestations d’une rare violence contre nos compagnes et compagnons.

Le bâtiment occupé depuis 2002, officiellement propriété de la Faculté de Médecine de l’Université de Crète, abandonné depuis 1985, était en ruines. Depuis 21 ans, c’est devenu un lieu de réunion et d’actions solidaires pour les groupes anarchistes et antiautoritaires, mais aussi les collectifs de contre-information. Jusqu’au 30 septembre dernier, ce squat, restauré par l’assemblée occupante autogérée de 2017 à 2023, proposait des hébergements, cuisinait des repas gratuits et organisait de nombreux événements dans la quatrième ville de Grèce.

A., un jeune étudiant anarchiste de troisième cycle, traîné par les cheveux puis frappé par les forces de police spéciales sur le toit de l’immeuble, a fait une chute de douze mètres menotté. Un autre compagnon, Yannis Stefanis, menotté face contre terre au moment de la chute de A., a reçu un coup de pied dans la tête, d’un policier de l’unité spéciale qui lui a crié : « Ferme-la, sinon toi aussi tu finiras à la morgue ». Notre compagnon A. a survécu à chute, mais il est hospitalisé depuis trois semaines, encore gravement blessé, avec des fractures aux jambes et à la colonne vertébrale, dans un hôpital d’Athènes. Onze résidents du squat ont été arrêtés et sont en attente de l’acte d’accusation, dont notre compagnon anarchiste Yannis Stefanis, membre de l’Association des chercheurs d’Héraklion. Ce dernier a reçu d’autres menaces de mort de la part de policiers dans la rue, dans les jours qui ont suivi.

La Fédération Anarchiste exprime sa solidarité avec les centres sociaux anarchistes qui œuvrent sans attendre pour la révolution sociale et libertaire, ce qu’a bien compris leur ennemi à trois visages : État, capitalisme, autoritarisme.  

Nous soutenons les manifestations qui se poursuivent à Héraklion avec l’objectif de reprendre le squat, comme ce fut le cas en 2019 à Chania, à l’ouest de la Crète, quand la mobilisation massive du mouvement social a permis de rouvrir le squat Rosa Nera, alors que les policiers de garde prenaient la fuite. Nous soutenons les autres squats anarchistes en Grèce, à commencer par ceux qui résistent encore à Exarcheia : le squat de réfugié.e.s et migrant.e.s Notara 26 (qui vient de fêter son huitième anniversaire malgré les menaces et attaques), la structure autogérée de santé du quartier (ADYE), le K*Vox tenu par le groupe anarchiste Rouvikonas depuis dix ans, sans oublier deux des plus anciens squats anarchistes d’Athènes : Antipnoia à Petralona, depuis 2007, et Lelas Karagianni 37 à Kipseli, qui tient bon depuis 1988 ! Et bien d’autres !

À l’heure où le gouvernement grec montre sa volonté d’en finir avec les squats anarchistes (et que, simultanément, des organisations fascistes de toute l’Europe se préparent à se réunir le premier novembre à Athènes), il est important de leur manifester notre soutien indéfectible.

La solidarité internationale est notre arme.

Fédération Anarchiste

International

LES ANARCHISTES CONTRE LA GUERRE

publié le : 14-10-2023 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_240

Communiqué des Relations Internationales de la FA sur le Moyen-Orient

De nombreuses guerres sont en cours, économiques et sociales, environnementales, de religion. Toutes traversent le génocide contre les femmes, et ce plus particulièrement dans les théocraties islamiques. Cependant les seules guerres largement médiatisées et suscitant des communiqués tous azimuts dans l’heure, sont celles qui intéressent le capitalisme et ses pouvoirs, des conflits militarisés qui mettent en jeu les nationalismes et les découpages de frontières, et donc le contrôle de richesses exploitables, les intérêts de la finance, les ventes d’armes et de logistique, les enjeux industriels de la reconstruction, etc., bref les guerres menées par les États, leurs armées et leurs milices.  

La guerre au Moyen-Orient oppose l’impérialisme et le colonialisme d’un gouvernement d’extrême-droite qui défend l’État d’Israël, à la dictature d’un mouvement armé, à Gaza, le Hamas, qui aspire à créer un État islamiste, une théocratie dont les Palestien.ne.s seront les premières victimes.

La Fédération Anarchiste, anticapitaliste, antiétatique, antinationaliste, antimilitariste, antisexiste, antiraciste, anticléricale, dit non à la guerre. Les anarchistes sont du côté des victimes civiles, des prisonnier.e.s d’opinion, en Israël ou ailleurs, qui refusent de servir dans l’armée, des femmes et des hommes réservistes israéliens qui refusent la guerre, des femmes et des hommes qui à Gaza subissent la double peine (le Hamas et le gouvernement Netanyahou), des athées des deux côtés du mur.

La Fédération Anarchiste francophone rend hommage aux compagnes et compagnons d’Israël, "Anarchistes contre le mur", qui seraient, selon les premiers témoignages, au nombre des victimes de l’attaque sanglante du Hamas, le 7 octobre dernier, contre un festival pacifique de musique à l’air libre "de l’autre côté".

La Fédération Anarchiste soutient les groupes israéliens résistants à la guerre (organisation de manifestations contre la guerre, équipes civiles d’intervention directe de désescalade, etc.).
La Fédération Anarchiste est pour une résistance palestinienne libertaire non inféodée comme aujourd’hui à un mouvement politique unique et à un diktat religieux.

Plus que jamais "Ni dieu ni maître !" 

Fédération Anarchiste

Communiqué

Communiqué et positions anarchistes sur la situation en Palestine

publié le : 12-10-2023 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_239

La Fédération anarchiste francophone dénonce et condamne les agressions militaires qui embrasent depuis le 6 octobre le Moyen-Orient ou Asie du Sud-ouest pour être plus juste, relançant une guerre qui n’a jamais réellement cessé depuis 75 ans sur les territoires de Palestine.

La Fédération anarchiste francophone exprime sa solidarité avec les populations arabes et juives qui subissent la violence et la guerre car une fois de plus, ce sont les populations civiles, toujours aux premières loges, qui paient de leurs sangs, de leurs conditions de vie et de leurs libertés les affrontements aux logiques nationalistes, capitalistes, militaires, et religieuses.

Le Hamas, ses alliés du Djihad Islamique et du FPLP, arrivés au pouvoir en 2006 par les urnes en profitant de la corruption et du discrédit du Fatah de Yasser Arafat et de la déliquescence de l’OLP, tirent profit de la colère, de la frustration de la majorité palestinienne en transformant ainsi le combat contre l’oppression colonialiste en combat religieux, le Jihad, avec ses dérives antisémites. Dans le même temps, la colonisation et les violences contre les palestinien.ne.s ont atteint cette année un niveau jamais atteint depuis plus de 10 ans multipliant vols de terres, destructions de maisons, expulsions, emprisonnements, meurtres et intensifiant sa politique de suprématisme ethnique.

Les gouvernements israéliens ont toujours cherché ce conflit religieux, et ont donc favorisé la montée d’un courant islamiste intégriste, cherchant ainsi à légitimer aux yeux des pays occidentaux leur politique de colonisation, de domination, et de ségrégation ethnique. L’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir empêtrée dans des affaires de corruption a exacerbé l’autoritarisme et la politique antisociale du gouvernement mobilisant la jeunesse et les travailleurs.euses dans des manifestations massives comme en mai 2023.

Le Hamas qui n’a plus organisé d’élections depuis 17 ans voit son pouvoir et sa légitimité contestés par des mobilisations populaires massives et régulières qu’il réprime férocement comme la dernière en date du 30 juillet 2023 quand des dizaines de milliers de gazaouis ont manifesté au slogan de « nous voulons vivre » pour réclamer de meilleures conditions de vie, le retour des libertés publiques et de nouvelles élections pluralistes. Les Palestinien.ne.s ne sont pas dupes et savent bien que le programme réactionnaire et antisémite du Hamas n’est en rien une solution mais que la résistance et les révoltes des populations contre le colonialisme et le sionisme sont légitimes.

Sur le plan international, le rapprochement et la reconnaissance de l’État israélien par de nombreux États arabes, l’Égypte d’abord puis après les accords d’Abraham de 2020 par les Émirats-Arabes-Unis, le Bahreïn, le Soudan et le Maroc se poursuivent avec l’influent Qatar et l’Arabie-Saoudite, gardienne des lieux saints et ennemie farouche des Frères musulmans dont le Hamas est une ramification. La coopération diplomatique, économique et sécuritaire d’Israël avec les pays sunnites constituerait un arc anti-chiite contre la menace iranienne et marginaliserait la centralité de la question palestinienne dans la géopolitique de la région.

Le Hamas pense pérenniser son pouvoir et sa domination sur la société palestinienne. L’extrême-droite israélienne au pouvoir, obéit à la même logique et veut éliminer la contestation sociale en décrétant l’état de guerre et l’union nationale. Depuis plusieurs jours la bande de Gaza subie un siège et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé vouloir tués et faire le plus de dégâts possible, évidemment sans se soucier des deux millions de palestinien.ne.s à Gaza.

En tant qu’anarchistes nous savons que les États séparent les peuples par l’établissement de frontières. Tout comme la création de l’État d’Israël n’a rien réglé pour cette région, et pour les juifs exilés, eux aussi à une autre époque dans une situation désespérante. La création d’un véritable État palestinien ne peut nous satisfaire car où est l’émancipation sociale là-dedans ? La haine entre des peuples, réfugiés derrière d’éventuels barbelés dans leurs États respectifs, se cristalliserait sur des communautés nationales, concept diffus, trompeur et interclassiste.

Les anarchistes proposent le fédéralisme libertaire, fondamentalement égalitaire et adapté à cette région constitué de mosaïques de peuples, préconisant la libre association et l’égalité économique et sociale. La répartition des richesses ainsi que l’autogestion généralisée sont des étapes incontournables dans cette région comme ailleurs, où il existe des pauvres et des riches, des États qui convoitent l’accès à la mer, à l’eau, aux terres fertiles, et au pétrole.

Une alternative peut voir le jour si les peuples israéliens et palestiniens s’unissent pour mettre fin au colonialisme, et contre leurs ennemis communs, les pouvoirs politique, économique, religieux et militaire, pour construire ensemble les bases d’une société assurant la paix et l’harmonie.

L’existence de collectifs d’individus palestinien.ne.s et israélien.ne.s soutenant les luttes des femmes et minorités, des déserteurs et des opposant.e.s aux militarismes et aux intégrismes religieux prouve encore une fois que ce qui nous unit, l’entraide et la solidarité, est plus fort que ce qui nous divise.
La Fédération anarchiste francophone appelle toutes les forces du mouvement social comme tous les individus épris de justice, de paix, et de liberté à protester par tous les moyens possibles et montrer notre solidarité internationale, pour que cesse au plus vite cette situation désastreuse et ce massacre !


Pour l’auto-détermination des peuples ! A bas toutes les frontières et les armées ! A bas les religions et les États ! A Bas le colonialisme !


La fédération anarchiste d’expression francophone,

Communiqué

Rencontres anti-autoritaires de Saint-Imier 2023 : remettre les pendules à l’heure

publié le : 25-09-2023 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_238


Les Rencontres Internationales Anti-autoritaires se sont déroulées à Saint Imier du 19 au 23 juillet dernier. Ces rencontres ont rassemblé près de 6000 personnes venues de tous les coins d’Europe et bien au-delà. La Fédération anarchiste s’est fortement mobilisée dans l’organisation de ces journées, par l’implication de nombreuses personnes fédérées dans l’organisation générale, et par un important soutien financier. Divers incidents sont survenus aux cours de ces journées. Ce texte reviendra uniquement sur ceux qui se sont déroulés autour de la table de presse tenue par le groupe Kropotkine, pour la Fédération anarchiste, et qui ont retenu l’attention et suscité de nombreux commentaires. Il convient d’en faire le récit. La relation des faits qui suit a été établie à partir des témoignages des membres de la Fédération anarchiste présent.e.s sur le stand, membres de l’organisation des RIAA.

Enfin, avant d’entrer dans le vif du sujet, signalons que d’autres textes concernant les événements survenus à Saint Imier ont déjà été publiés sur le net. Certains sont remarquables par la mauvaise foi dont ils témoignent, inversant la culpabilité des agressions, livrant un argumentaire a posteriori sur les deux livres incriminés et justifiant des méthodes autoritaires (autodafés, censure et agressions physiques et verbales).


Vendredi 21 juillet 2023.

Le vendredi 21 juillet, en fin de matinée, une personne est venue dire à la table de presse du groupe Kropotkine, seul stand de la Fédération anarchiste présent au salon du livre des RIAA 2023, que le livre de René Berthier Un voile sur la cause des femmes, publié aux Éditions du Monde Libertaire (2009), la dérangeait et qu’elle exigeait son retrait. Le principal argument évoqué était que l’auteur était un « homme blanc cisgenre » et qu’il n’était pas légitime pour écrire sur un tel sujet. Son interlocuteur, un des compagnons de la Fédération anarchiste tenant la table de presse, a proposé de faire de la place et de mettre à côté de l’ouvrage de R. Berthier un autre livre sur le sujet que la personne mécontente considérait comme acceptable, quand d’un coup, la personne a pris les exemplaires du livre et est partie en courant. Un camarade l’a rattrapée et n’a pu récupérer qu’un seul exemplaire déchiré. À partir de ce moment, il n’y avait donc plus d’exemplaire de l’ouvrage de R. Berthier sur la table de presse.

En début d’après-midi, plusieurs personnes sont venues inspecter, de façon systématique et policière, la table de presse en s’arrêtant et en posant des questions sur un second livre, L’impasse islamique d’Hamid Zanaz publié aux Éditions libertaires (2009). Cela a débouché sur une deuxième attaque de quelques personnes argumentant qu’il était inacceptable d’avoir sur la table de presse de la Fédération anarchiste un livre préfacé par Michel Onfray, personnage devenu complètement en phase avec les idées d’extrême droite. Bien que plusieurs membres de la Fédération anarchiste aient poursuivi le dialogue (...de sourds!), en rappelant notamment que le préfacier en question était, à l’époque de la parution de l’ouvrage (2009), plutôt proche des idées libertaires, (il est vrai qu’une note de contexte aurait pu être apposée sur l’ouvrage pour les lecteurs non avertis), mais les représentants de la “police de la conscience” ne voulaient rien entendre.

Un peu plus tard, alors que les discussions tendues sur le choix des livres continuaient, plusieurs personnes, dont certaines cagoulées, sont arrivées précipitamment, sans chercher le dialogue, ont renversé une partie de la table de presse, ont souillé quelques ouvrages en jetant du café dessus et en ont volé d’autres. Une vingtaine de membres de la Fédération anarchiste, venus en renfort pour protéger la table de presse, ont décidé de ramasser le plus calmement possible la centaine d’ouvrages qui jonchaient le sol. Ils et elles ont été aidés par de nombreux.ses sympathisant.e.s, simples visiteurs ou militant.e.s d’autres stands du salon. Au cours de ce ramassage d’urgence, une des agresseuses qui trônait au milieu du tumulte a crié à l’agression sexuelle après qu’un compagnon de la Fédération anarchiste l’ait soi-disant touchée en se baissant pour récupérer les livres à terre. Cela a provoqué une série de slogans scandés haut et fort par une dizaine de personnes qui désignaient les membres de la Fédération anarchiste comme étant des masculinistes qui agressaient les femmes.

Quand nous nous sommes adressés à l’organisation du Salon du livre, espérant un véritable arbitrage et un désamorçage des tensions, il nous a été répondu que les ouvrages en question dérogeaient à la charte du Salon du livre et que le mieux était de les retirer de la table de presse. Aucun membre de la Fédération anarchiste n’avait pu prendre connaissance de cette charte, et l’organisation était incapables de la fournir. En fin de journée, un compagnon de notre organisation a retrouvé dans un pré ce qui restait des exemplaires volés et brûlés de L’impasse islamique.


Samedi 22 juillet.

Le lendemain, nous avons exposé, sur notre table de presse, les restes d’un ouvrage aux deux tiers calciné (le bruit commençait à courir qu’aucun livre n’avait été brûlé), accompagné d’un texte résumant les évènements de la veille, tels que nous les avions vécus. En fin de matinée, nous n’avions plus aucun exemplaire de L’impasse islamique. Tous avaient été détruits, volés ou vendus. A partir de ce moment là donc, il est important de préciser que les deux livres incriminés ne sont plus présents sur la table de presse. Par ailleurs au cours des différents échanges entre les membres de la FA et leur agresseurs.euses, à la question "avez vous lu le ou les livres?", il a toujours été répondu "Non". A la question souhaitez vous les lire, même réponse. Aucun argument n’a jamais été présenté. Il fallait obtempérer à l’injonction. Les livres devaient être retiré.

Lors d’un échange assez confus, la Team care a reconnu qu’il n’y avait pas de charte du Salon du livre, mais qu’ ils se référaient à leur propre charte et allaient vérifier si ces livres n’y dérogeaient pas. L’argument retenu par la Team care était le caractère raciste des deux ouvrages sans qu’elle soit en mesure de préciser en quoi ils l’étaient. La Team care a alors proposé de repasser pour communiquer sa position sur ce qui s’était passé la veille, et pour indiquer quels passages des livres contrevenaient à la charte, ce qu’ils n’ont jamais fait en deux jours. Suite à notre demande de protection des tables de presse par l’organisation des RIAA, la Team care a reconnu qu’ils et elles n’en avaient pas les moyens.

Vers 19h deux personnes sont venues à la table de presse. Très agitées et mécontentes du petit texte accompagnant le livre brûlé, elles ont commencé à nous invectiver. Un des membres de la Fédération anarchiste présent à la table a aussitôt prévenu la Team care pour éviter que la situation ne dégénère : il nous a été répondu qu’il fallait ouvrir le dialogue… bien que cela fît plus de 24h qu’il l’était ! D’autres personnes sont arrivées et se sont attroupées devant la table de presse en se remettant à crier, à invectiver. Des compagnes et compagnons se sont alignés devant la table de presse pour éviter qu’elle soit à nouveau renversée, d’autres ont essayé à nouveau de dialoguer. Une camarade de la Fédération anarchiste avait même réussit à apaiser les tensions et trouvé un moment de discussion commune sur les livres le lendemain matin à 11h. Simultanément d’autres personnes se sont rapprochées de notre table par solidarité ou par curiosité. Très vite une trentaine de personnes étaient attroupées devant la table et la Team care était débordée. Alors que le niveau sonore était de nouveau en hausse constante, une assiette en fer a été lancée violemment par un des agresseurs dans la figure d’un membre de la Fédération anarchiste qui s’est mis à saigner abondamment du nez. Des compagnons et compagnes, alignés devant la table de presse pour la protéger, ont été brutalement bousculés par un individu qui voulait s’emparer des restes du livre calciné.

Un membre de la Fédération anarchiste a pris un bâton, toujours présent sous la table de presse du groupe Kropotkine pour se protéger des groupuscules d’extrême-droite, nombreux en région picarde. Rappelons qu’il y avait eu des menaces de la part de l’extrême droite contre les RIA de Saint Imier en 2012. À aucun moment ce bâton n’a été brandi. Un agresseur s’en est saisi et plusieurs compagnon.e.s de la Fédération anarchiste l’ont immobilisé pour le reprendre.

La personne, après avoir été raccompagnée en dehors de l’attroupement par la Team care, est revenue très agressive. Elle a à nouveau été repoussée hors de l’attroupement par des compagnon.e.s de la Fédération anarchiste. Des insultes ont fusé et enfin, la tension est doucement retombée jusqu’à la fermeture du Salon du livre.

Vers 22h30, des compagnon.e.s de la Fédération anarchiste ont été contactés par la Team Care qui, en accord avec l’organisation du Salon du livre, a demandé à la FA de quitter le Salon du livre, sans quoi il serait fermé le lendemain pour son dernier jour. La réponse devait être immédiate. Nous avons appris plus tard que cette décision avait été prise sans en avertir les autres personnes de l’organisation générale des RIAA, constituée entre autres de plusieurs compagnons de la Fédération anarchiste. Il s’agissait donc d’une prise de pouvoir, pour expulser du Salon du livre une organisation qui participait activement aux rencontres (Trash team, organisation des concerts, gestion des bénévoles, communication, etc.), et faisait partie des principaux financeurs de ces rencontres.

La Fédération anarchiste refusant de répondre à un ultimatum dans ces conditions, ses membres ont décidé d’attendre la réunion du lendemain matin au Salon du livre qui devait rassembler tous les membres de la Fédération anarchiste présent.e.s aux RIAA afin de décider collectivement de la marche à suivre.

Dimanche 23 juillet.

 La Fédération anarchiste a décidé de maintenir sa table de presse et de ne pas céder aux menaces des agresseuses et agresseurs, ni au chantage de la Team Care et de l’organisation du Salon du livre (à distinguer de l’organisation générale des RIAA, non consultée).

Vers 10h, les portes de la patinoire où se tenait le Salon du livre n’étaient toujours pas ouvertes au public. Une assemblée générale, qui rassemblait tous les stands du Salon, la Team care et l’organisation du Salon du livre, a décidé qu’en tant qu’anarchistes, les exposants autogèreraient la situation, puisque l’organisation du Salon du livre et la Team care ne pouvaient en assurer la sécurité. Le Salon du livre a donc pu ouvrir, avec l’ensemble des exposants ; il était recommandé d’être vigilant et de s’entraider en cas de nouvelle agression. À la fin de la réunion, un membre de l’organisation générale des RIAA est venu pour redire que cette situation était le résultat du refus du groupe Kropotkine d’enlever les deux livres. Il a de plus prévenu l’AG des exposants qu’un millier de personnes était en train de se préparer dehors pour sortir la Fédération anarchiste du Salon du livre. Il s’agissait d’un mensonge, la ficelle était tellement grosse que la plupart des exposant.e.s n’y ont pas cru et la décision d’ouvrir le Salon a été maintenue.

Malgré quelques “perturbateurs” déjà repérés les jours précédents aux alentours de notre table de presse, il n’y a eu aucun incident le dernier jour. La forte présence des militant.e.s de la Fédération anarchiste, ainsi que celle de quelques sympathisant.e.s devant et derrière notre table de presse était sans doute dissuasive. À 16h, nous avons pu remettre en caisse les livres et recharger le camion sans encombre. Environ une heure plus tard, nous avons été prévenus que les participant.e.s d’un atelier sur le thème du racisme, qui s’était tenu à la ZAF, avaient décidé d’organiser une manif antiraciste pour « virer les racistes de la FA » et pour attaquer certaines personnes de l’organisation. Tous les membres de la Fédération anarchiste ont alors été prévenus. Un certain nombre ont anticipé leur départ, lequel était de toute façon imminent, d’autres se sont réunis dans des lieux plus sûrs que le Salon du livre.

En quittant Saint-Imier par la route principale, certain.e.s membres de la Fédération anarchiste ont effectivement croisé une soixantaine de personnes, qui marchaient d’un bon pas en direction du centre-ville, avec une pancarte « Le racisme tue ».

Une question reste - heureusement - en suspens : après ces autodafés, ces insultes et ces heurts violents, que se serait-il passé si, le dernier jour, cette troupe avait réussi à coincer un ou une ou plusieurs militant.e.s de la Fédération anarchiste avant leur départ anticipé ? Un lynchage ?

D’autres problèmes plus ou moins graves ont émaillé ces Rencontres internationales dites anti-autoritaires (qui étaient devenu plus un festival que des rencontres anarchistes). Ils ne sont pas relatés ici, mais leur dynamique était la même. Celle-ci est le reflet d’une volonté d’imposer, par la force si nécessaire, certains points de vue, tentative de prise de pouvoir à laquelle s’est aggloméré un manque de réflexion et de boussole politique de plusieurs participant.e.s.

Compte tenu des invectives adressés aux membres de la Fédération anarchistes lors des Rencontres internationales anti-autoritaires de Saint-Imier, il apparaît très clairement que les deux livres incriminés, qui n’étaient pas du tout mis en avant, ont servi de prétexte pour mener un ensemble d’attaques contre la Fédération anarchiste avec la complicité a minima passive de plusieurs personnes organisatrices des Rencontres internationales anti-autoritaires. L’objectif était d’exclure du Salon du livre la Fédération anarchiste.

En tant qu’organisation anarchiste, la Fédération anarchiste a pour principe politique essentiel la recherche du consensus. Si ses militants et ses militantes partagent des idées et des pratiques qui constituent un ensemble cohérent, l’anarchisme, ils et elles ne sont pas toujours unanimes sur certains sujets. Ainsi, le débat a toute sa place à la Fédération anarchiste, qui est une organisation politique vivante et qui ne tombe pas dans des stigmatisations ou raccourcis qui ne sont pas les siens.

Pour conclure nous renvoyons vers notre motion « Ni religion ni racisme ni xénophobie » adoptée au 67ème Congrès de la Fédération Anarchiste réuni à Rennes les 22, 23 et 24 mai 2010, trouvable ici : https://www.federation-anarchiste.org/?g=FA_motions


La Fédération Anarchiste d’expression francophone

Communiqué

A propos des attaques sur la librairie Michèle Firk

publié le : 23-09-2023 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_237

La Fédération Anarchiste tient à ré apporter son soutien à la librairie Michèle Firk qui, après avoir vu ses livres vandalisés le mois dernier, a encore une fois été victime d’un collage lamentable et anonyme sur sa façade.


Que le texte des affiches*, signé d’un hypothétique «groupement Père Duchêne», émane de personnes spectatrices irritées par ce qui s’est passé à St-Imier (et si c’est le cas elles se trompent de combat), ou qu’il s’agisse d’une provocation ridicule, cette nouvelle agression en milieu libertaire participe à une escalade mortifère que nous refusons de cautionner, et à laquelle nous refusons évidemment de participer.


?De ce point de vue, il est dommage que la librairie Michèle Firk relaie dans son communiqué un texte qui justifie les agressions contre la table de presse de la FA à St-Imier avec un niveau de mauvaise foi remarquable. Le renvoi vers ce texte qui ose inverser les personnes ayant perpétré les agressions et celles qui les ont subies, en particulier les camarades tenant la table de presse FA, laisse penser (involontairement on l’espère) qu’il y a des agressions anonymes louables en milieu libertaire, et d’autres qui ne le sont pas (notamment celles qu’a subies la librairie Michèle Firk).


Nous sommes évidemment d’un avis contraire : aucune agression de ce type ne peut être justifiée.


La Fédération Anarchiste, quelles que soit ses divergences avec les autres composantes du mouvement anti-autoritaire, s’est toujours refusée à porter l’affrontement ailleurs que sur le terrain des idées. En outre, quand elle s’exprime, elle ne le fait jamais anonymement : elle signe et revendique ses prises de position.


Ce genre d’opérations ridicules ne profite certainement pas au mouvement anarchiste qui est, et nous l’espérons restera, pluraliste.

 


La Fédération Anarchiste d’expression francophone


* « Stop fascisme intersectionnel lors des rassemblements anti-autoritaires! Saint-Imier 19-23 juillet 2023 On n’oublie pas, on ne pardonne pas »

International

LUTTES POUR LA LIBERTÉ EN IRAN, LE COMBAT CONTINUE

publié le : 16-09-2023 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_236

Le 16 septembre 2022, Jina (Mahsa) Amini, jeune femme kurde de 22 ans, était assassinée par la dictature des mollahs en Iran. Elle n’a pas survécu à la brutalité de son arrestation, le 13, par la police des mœurs, qui avait jugé insuffisant le port de son hijab islamique.  


Cet assassinat déclenche alors une vague de contestation de plus de 120 jours en Iran. Le slogan "Femme Vie Liberté" est scandé dans toutes les langues parlées en Iran. La réponse du régime islamique est encore et toujours la répression sanglante : plus de 600 morts dans la rue, dont beaucoup de femmes (citons Hadis Najafi, Nika Shakarami, Ghazaleh Chalabi) et 20000 arrestations. 6 prisonniers politiques au moins, arrêtés pendant le mouvement, ont été exécutés.


Les Iraniennes ont toujours résisté contre les lois criminelles, dictées par la religion, que le pouvoir patriarcal, étatique dans la sphère publique et familial dans la sphère privée, leur impose comme autant de dogmes. Il y a de nombreuses prisonnières politiques, comme Zeynab Jalalian, condamnée à perpétuité, en prison depuis 16 ans, et Golrokh Ebrahimi Iraee, déjà condamnée à 5 ans de prison pour avoir milité contre la peine de lapidation et de mort (15 femmes pendues par an environ), arrêtée le 26 septembre 2022 pour sa participation aux journées de révolte.


Après les manifestations de rue, la lutte révolutionnaire continue sous d’autres formes, la répression se poursuit aussi : ainsi des arrestations préventives dans le milieu militant sont ordonnées, 12 pour la seule journée du 16 août dernier dans des villes du nord du pays, dont 11 concernent des femmes. Parmi elles, Jelveh Javaheri et Forough Saminia souffrent d’arthrose et de diabète mais le régime carcéral n’autorise pas l’accès aux médicaments et soins urgents.


Le pays enregistre d’autres luttes sociales : rassemblements pour les retraites, contestation sur le site de la mine de charbon de Tabas et dans le secteur de la santé (personnel principalement féminin) à Ispahan, grèves des ouvriers de Machine Sazi à Arak, etc.


Quatre longues décennies sous la férule d’un État théocratique ont aggravé de telle sorte les problèmes sociaux, économiques, politiques et culturels en Iran qu’une révolution est devenue la seule voie possible pour la libération des femmes iraniennes et de la société tout entière.


La Fédération anarchiste est solidaire avec les Iraniennes en lutte pour la liberté, victimes de discriminations, restrictions, interdictions, oppressions, répressions, menaces, avertissements des autorités, violences, tortures et exécutions, et avec les Iraniens qui soutiennent cette lutte au prix de leur propre liberté et de leur propre vie. Car comme l’a dit Mikhaïl Bakounine, penseur anarchiste et co-fondateur de l’anarchisme organisé : "Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation".

 

Relations Internationales de la Fédération anarchiste

International

EXIGEONS LA LIBÉRATION DE NOTRE COMPAGNON ANARCHISTE AFCHINE BAYMANI EN GRÈVE DE LA FAIM ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES EN IRAN

publié le : 10-09-2023 par Secrétariat aux relations internationales

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_235

13 prisonniers politiques, Hamza Sawari, Saman Saidi (Yasin), Zaratasht Ahmadiraghab, Luqman Aminpour, Saeed Masouri, Sepehr Imam Jama, Mohammad Shafi, Kamiyar Fakour, Ahmadreza Haeri, Reza Salmanzadeh, Jaafar Ebrahimi,  Masoud Reza Ebrahiminejad et Afchine Baymani ont été transférés brutalement de la prison d’Evine à celle de Ghezel – Hessar afin d’endurcir encore leurs conditions de détention.

Notre compagnon anarchiste Afchine Baymani est en prison depuis 23 ans pour avoir aidé son frère à fuir la dictature islamique iranienne.

Transférés sans leurs affaires personnelles, enfermés dans deux petites cellules dans des conditions inhumaines dans une section de haute sécurité, sans eau potable et sans eau chaude pour se laver, sans possibilité de cuisiner, sans couvertures pour dormir, privés de téléphone et d’assistance médicale, les 13 prisonniers viennent d’entamer une grève de la faim illimitée pour demander le retour dans la prison d’Evine.

Les Iraniens et Iraniennes utilisent l’hashtag #13LivesAtRisk pour attirer l’attention des associations de défense des droits humains sur leur situation.

La Fédération Anarchiste appelle à la libération des 13 grévistes de la faim et de tou.te.s les prisonnier.e.s politiques en Iran.

 

Relations internationales de la Fédération anarchiste

Communiqué

Soutien aux librairies Michèle Firk et Libertalia

publié le : 05-09-2023 par Secrétariat aux relations extérieures

LIEN PERMANENT : https://federation-anarchiste.org/?g=Lien_Permanent&b=1_234

Au mois d’août 2023, la librairie café Michèle Firk a été attaquée et dégradée de nuit. Des livres des rayons féministes, questions queer et luttes décoloniales ont été recouverts d’huile et des inscriptions ont été apposées sur le comptoir et le carrelage, inscriptions disant "Sales facho" et "Marre des fafs identitaires".

Début septembre c’est la librairie Libertalia qui se voyait recouverte d’affiches appelant à la fin du "fascisme intersectionnelle" et faisant référence aux RIA 2023 de Saint-Imier.

Ces deux évènements ne peuvent que nous laisser comprendre que les tenants de la censure et de la violence sont de sortie, visant, en les qualifiant de façon anachronique et idiote de fachos, toutes librairie qui proposerait des bouquins traitant de l’intersectionnalité, des luttes décoloniales ou queer.

Suite aux RIA, de nouvelles agressions contre la culture et la réflexion critique, la Fédération Anarchiste apporte tout son soutien à ces librairies et à tous les lieux qui portent aujourd’hui des pensées émancipatrices et de lutte contre les oppressions.

Nous apportons aussi notre soutien contre les dégradations revendiquées des nazillons du GUD et des Zouaves Paris à l’encontre de la librairie La Brèche.

La Fédération Anarchiste

Billets des groupes de la FA

Monica Jornet: photos et poésie

publié le : dimanche 25 février 2024 par Le Monde Libertaire

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PAGES D’HISTOIRE N°48

publié le : dimanche 25 février 2024 par Le Monde Libertaire

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ÉDITO DU ML N°1859

publié le : dimanche 25 février 2024 par Le Monde Libertaire

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POUR EN DEBATTRE

publié le : dimanche 25 février 2024 par Le Monde Libertaire

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A votre service...

publié le : dimanche 25 février 2024 par Le Monde Libertaire

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L’entonnoir 14/02/2024

publié le : vendredi 23 février 2024 par Anarchistes Ivry

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Mars à Publico : Rendez--vous.

publié le : vendredi 23 février 2024 par Le Monde Libertaire

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Inauguration de la Bibliothèque sociale

publié le : mardi 20 février 2024 par Groupe Kropotkine

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Le monde Libertaire n°1858

publié le : mardi 20 février 2024 par Groupe Kropotkine

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Rencontre avec Léo Lapointe

publié le : mardi 20 février 2024 par Groupe Kropotkine

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PAGES D’HISTOIRE N°47

publié le : dimanche 18 février 2024 par Le Monde Libertaire

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Info du CIRA Limousin

publié le : dimanche 18 février 2024 par Le Monde Libertaire

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POUR EN DEBATTRE

publié le : dimanche 18 février 2024 par Le Monde Libertaire

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Emission Un classique s’il vous plaît

publié le : dimanche 18 février 2024 par Le Monde Libertaire

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EMISSION JAZZLIB’

publié le : mardi 13 février 2024 par Le Monde Libertaire

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ON PARIE POUR 2024

publié le : dimanche 11 février 2024 par Le Monde Libertaire

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Publico : Animations pour finir février

publié le : dimanche 11 février 2024 par Le Monde Libertaire

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