Contre l’investiture de Donald Trump

04-12-2016

#Disruptj20
En tant qu’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA-IAF), nous soutenons les manifestations prévues lors de l’investiture de Donald Trump, 20 janvier 2017.
Il va sans dire que nous ne soutenons pas Hilary Clinton ou tout un autre politicien. Nous savons qu’ils sont les deux faces du capitalisme, du racisme et de la guerre. Mais
l’investiture de Trump signifie la légitimation du suprématisme blanc, du néo-nazisme et de la mysoginie.

Nous n’avons rien à attendre des élections ; le changement pour lequel nous nous battons ne sera atteint que par nous-mêmes, par l’action directe.

Nous n’attendons rien des hommes politiques mis à part plus de souffrance, d’exploitation et d’oppression.

Nous sommes solidaires de toutes celles et de tous ceux qui ont subi les attaques de la police, les meurtres racistes et les violences sexistes.


Solidarité internationale,
CRIFA, Marseille, 3-4 décembre 2016

Solidarité avec nos camarades anarchistes en Turquie et au Kurdistan

07-08-2016

L’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA), à l’occasion de son Xème congrès à Francfort (Allemagne), du 4 au 7 août 2016, a adopté l’appel suivant :

L’IFA appelle à la solidarité avec la DAF en Turquie et au Kurdistan

Depuis le coup d’État en Turquie et l’imposition de l’état d’urgence, nous avons constaté une répression accrue de beaucoup de mouvements opérant là-bas. Cela est non seulement appliqué à celles et ceux qui ont organisé le coup d’État, mais correspond à une vaste répression contre les groupes démocrates, socialistes, kurdes, y compris nos camarades anarchistes de la DAF (Devrimci Anarsist Faaliyet / Action révolutionnaire anarchiste).

À deux occasions, en 2010 et en 2012, la DAF a déjà été considérée par l’État comme une organisation terroriste, mais ces affaires ont été classées sans suite. Maintenant, à cause de l’état d’urgence, les possibilités pour la DAF de s’organiser sont encore plus difficiles. Leur journal Meydan a été interdit et trois nouvelles enquêtes ont été lancées. Cela a aussi eu un sérieux impact économique pour la DAF.

Ces dernières années la DAF a été impliquée dans de nombreuses luttes, notamment au Parc Gezi, et dans le soutien au processus révolutionnaire kurde au Rojava et au Bakur, y compris l’aide aux réfugié.e.s. DAF est impliquée dans les activités des mouvements de travailleurs et de jeunes, dans des actions concernant l’écologie, l’anti-militarisme, dans l’opposition au patriarcat et le soutien au mouvement LGBTI, et elle développe aussi des pratiques dans les domaines de la vie collective, de l’économie et de l’auto-organisation.

L’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) a déjà participé au mouvement de solidarité avec le Rojava, à bien des égards et en étroite collaboration avec la DAF. Maintenant, en raison de la nouvelle situation en Turquie, nous devons accroître notre soutien à la DAF de façon plus concrète. Nous devons aussi être vigilant.e.s face à la possibilité réelle d’une répression accrue à l’encontre de la DAF et plus largement du mouvement anarchiste de la région, et être en capacité de répondre rapidement par des actions de solidarité énergiques. L’IFA s’y est engagée et nous appelons toutes les organisations amies à nous rejoindre et aussi à apporter une solidarité financière à la DAF.

Pour soutenir l’appel à solidarité et pour le soutien concret, vous pouvez contacter le secrétariat de l’IFA : secretariat [at] i-f-a.org

Site de la DAF : anarsistfaakiyet.org

IFA (Internationale des Fédérations anarchistes)

Contre le terrorisme et pour la liberté de tous les peuples !

07-08-2016

Leurs guerres, nos morts!
Contre le terrorisme et pour la liberté de tous les peuples !

Les fédérations de l’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA) et les organisations participant au Xe Congrès de l’IFA, à Francfort (Allemagne), du 4 au 7 Août 2016, luttent contre la guerre. Nous sommes contre le terrorisme, qui est utilisé par les États, avec l’aide de la police et de l’armée. Nous sommes contre la violence exercée par des groupes nationalistes et / ou religieux ou par des individus isolés racistes, homophobes et / ou fondamentalistes.

Nous nous opposons aux activités meurtrières de ces gouvernements, groupes ou individus.

Les médias et les États peuvent utiliser le mot « terrorisme » pour condamner les mouvements sociaux, mais ce n’est pas la façon dont nous le comprenons. Nous nous opposons à l’utilisation de la violence et de la terreur contre des civils dans le but de créer la peur dans la population et imposer l’autorité. Ce terrorisme va de pair avec le renforcement des politiques sécuritaires et autoritaires de l’État.

Dans de nombreux pays, un état d’urgence a été déclaré, renforçant les pouvoirs de la police et de l’armée, et qui sert, la plupart du temps, pour réprimer l’opposition sociale. Des murs sont érigés pour empêcher la circulation des personnes ; des camps de détention sont construits ; les gouvernements, les capitalistes et les contrebandiers profitent de l’occasion pour s’enrichir au détriment des migrant.es.

Le terrorisme des groupes religieux et / ou nationalistes et le terrorisme d’État se nourrissent l’un l’autre. Par exemple, les ventes d’armes par les puissances régionales et mondiales ont grimpé en flèche depuis leur implication dans des guerres étrangères. Ces politiques interventionnistes aident à maintenir le terrorisme des groupes religieux et / ou nationalistes.

Pendant ce temps, le capitalisme poursuit son travail dévastateur et les personnes touchées sont toujours les mêmes : le peuple.

Nous vivons dans une ère de menace mondiale du terrorisme, de guerre généralisée et de politiques réactionnaires dans lesquelles la « race », la religion et le terrorisme sont amalgamés. Nous nous battons donc pour empêcher le racisme de se propager. Nous soutenons les migrant.e.s qui recherchent la liberté de se déplacer et de s’installer. Nous sommes solidaires avec les personnes discriminées en fonction de leur appartenance ethnique et de leurs croyances.

Cela dit, nous sommes du côté de toutes celles et de tous ceux qui, dans le monde, cherchent à se défaire de l’influence de la religion dans leur vie, leurs actions et pensées.

Notre lutte pour la liberté est dirigée contre l’État, le capitalisme et la religion.

IAF-IFA, le 6 Août 2016

 

Contre le nucléaire et tout ce qu’il engendre.

06-08-2016

Contre le nucléaire et tout ce qu’il engendre.

 

Contre l’impérialisme des États et contre la guerre.

 

 

Les fédérations anarchistes membres de l’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA) et les organisations anarchistes présentes lors du 10 e congrès de l’IFA, à Francfort (Allemagne), du 4 au 7 août 2016, salue l’initiative du meeting anarchiste à Hiroshima (Japon).

 

 

Cet événement marque l’anniversaire de l’attaque à la bombe atomique à Hiroshima le 6 août, 1945, et à Nagasaki le 9 août. Il nous aide à nous souvenir de la double menace qui pèse sur les populations : la guerre et de l’énergie nucléaire.

 

 

L’énergie nucléaire est dangereuse. Elle contamine les ressources naturelles, et est la cause de toutes sortes de conflits. La population du Japon est particulièrement bien informée de ces risques potentiels, en raison de la récente catastrophe nucléaire de Fukushima.

 

 

L’énergie nucléaire est une partie intégrante de l’industrie de la guerre.

 

En ces temps de menaces terroristes mondiales et de guerre permanente, il est important de réaffirmer notre opposition face au complexe militaro-industriel.Les politiques meurtrières et impérialistes des États se font au détriment des populations qui sont les premières victimes de la guerre. Elles souffrent directement dans ces conflits, et sont souvent contraintes de migrer.

 

 

Les pays impérialistes profitent de ces conflits en vendant des armes et en important la guerre dans différentes parties du monde, tels que les interventions militaires en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs, pour le contrôle des ressources naturelles. Cette situation ne peut être tolérée.

 

 

C’est à nous d’initier, poursuivre et intensifier les actions contre le militarisme et ses industries connexes, mais aussi contre l’énergie nucléaire ce que cela entraîne. Dans un esprit de solidarité internationale, nous envoyons nos salutations anarchistes et révolutionnaire à nos ami.e.s et camarades qui se sont réunis à Hiroshima. Nous nous réjouissons de travailler ensemble pour lutter pour une société d’entraide et de solidarité, sans guerre.

 

 

Internationale des Fédérations anarchistes. 6 août 2016

 

Message du groupe libertaire "Organizaçao Popular" de Rio de Janeiro

28-05-2016

Sur le combat contre la réforme du droit du travail en France

 

Nos camarades de « Organização Popular » de Rio de Janeiro nous font part de leur extrême préoccupation concernant le combat qui se déroule en ce moment en France contre le démantèlement du droit du travail entrepris par le gouvernement socialiste de François Hollande et Emmanuel Vals, avec le soutien de l’organisation patronale, le Medef.

Ce combat, nous disent-ils, « est très important pour nous. La réforme du droit du travail est une attaque mondiale, qui est en train de se passer ici aussi et qui bientôt va arriver d’une manière beaucoup plus forte.
« Si les travailleurs français gagnent, même si la victoire n’est pas complète, nous aurons plus de chances ici. Par contre, si les travailleurs français perdent, nous aurons plus de difficultés.
« Le secteur de l’énergie est spécialement stratégique et nous sommes en train de subir une très grande attaque qui vise l’approfondissement très accéléré de la privatisation de Petrobras.
« Cet approfondissement très rapide de la privatisation est en marche. Et nous sommes en train de lutter contre cela, mais il faudra augmenter la lutte.
« Et l’exemple français est important pour nous.
»

La Fédération anarchiste tient à faire savoir que le combat que nous menons tous contre le démantèlement de nos acquis sociaux, contre la destruction du droit du travail, mené également par les travailleurs en Belgique, est un combat qui est suivi avec inquiétude par les travailleurs du monde et qu’une victoire contre l’État et contre le Capital sera une victoire pour les travailleurs de tous les pays.

POUR LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS !
Fédération anarchiste
25 mai 2016

Communiqué IFA. Refugees welcome

25-04-2016

 

Refugees welcome.

 

Déclaration de la réunion de l’Internationale des Fédérations Anarchistes, Ljubljana, 24/4/2016

 


Les fédérations de l’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA) réunies à Ljubljana réaffirment leur solidarité avec les réfugié.e.s et les migrant.e.s. Beaucoup de nos fédérations (en particulier en Europe, le long de la Méditerranée et dans les régions des Balkans) sont impliquées dans une solidarité concrète avec les réfugié.e.s en accueillant les gens, en les aidant pour les soins, les processus juridiques, le développement de l’auto-organisation et l’organisation de manifestations.

 


Nous nous battons contre des militant.e.s d’extrême-droite qui profitent de la situation pour développer leurs programmes xénophobes. Nous nous opposons à des États-nations, qui encouragent le nationalisme, la construction de murs et de frontières, les mêmes États qui soutiennent le capitalisme mondial et la libre circulation des fonds ou des accords commerciaux qui exploitent les gens à l’intérieur des frontières nationales.

 


Face à cette situation, nous voyons aussi de bons exemples de solidarité de la part des populations et nous soutenons ces initiatives. De plus, nous continuons à lutter contre les frontières et pour la liberté de mouvement en général. Les gens doivent être en mesure de se déplacer et de vivre où ils veulent.

 


En ce moment, les médias se concentrent sur les réfugié.e.s de guerre (Syrie), mais nous savons que les migrations continueront pour de nombreuses raisons. Les gens se sont toujours déplacés afin de changer leur vie, que ce soit pour échapper à de mauvaises situations ou pour essayer d’améliorer leurs conditions de vie. Nous nous efforçons de vivre ensemble et de partager les ressources de la planète face à des États, des idéologies et des religions qui créent la division et la confrontation.

 


Commission des relations de l’Internationale des Fédérations Anarchistes réunion (CRIFA) à Ljubljana, Slovénie, 23/24 Avril 2016.

 

Contre le militarisme, le nationalisme, les guerres et le terrorisme religieux.

29-11-2015

L’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) réunie à Milan, les 28/29 novembre 2015 , réaffirme son opposition à toutes les armées et à toutes les guerres. Ce sont les États, qui vendent les armes, qui sont responsables du massacre des populations lors des conflits. Les interventions militaires, qu’elles soient directes ou indirectes, sont l’une des principales causes de déstabilisation des régions à travers le monde (par exemple, la Libye, la Syrie, l’Irak, la Somalie, etc.). Ces interventions favorisent les groupes armés, les structures mafieuses et les trafics divers.


Les populations civiles, qui souffrent dans ces conflits, sont contraintes de fuir, de se réfugier dans des camps de fortune ou de tenter leur chance lors de traversées dangereuses et souvent mortelles vers l’Europe.


Nous exprimons notre solidarité avec les migrants et les migrantes qui tentent de franchir la forteresse Europe pour fuir la guerre, des situations économiques insupportables et des conditions de vie inhumaines. Les nationalismes et la normalisation du militarisme sont en hausse face à la combinaison de migrations de masse, d’attaques terroristes et de la guerre. Nous nous opposons fermement à ce processus et nous luttons pour un monde sans frontières et sans États.


Les États utilisent la guerre sur leur propre territoire en désignant un « ennemi intérieur » qui doit alors être réprimé, et ils mettent en œuvre l’état d’urgence et des lois d’exception. En fait, cela sert surtout à attaquer les mouvements sociaux et les libertés des peuples. Cette situation est également utilisée pour renforcer les mesures d’austérité.


Nous luttons contre la violence religieuse et étatique. Nous ne acceptons pas les appels à « l’unité nationale » au nom de la guerre contre le terrorisme. Nous savons qui sont nos ennemis : le nationalisme, le fondamentalisme religieux, l’oppression capitaliste, le militarisme, le racisme et l’État.


Dans cette situation, nous offrons notre soutien à toutes les victimes de la violence des États et de la religion dans le monde entier. Nous appelons les populations à résister à la propagande xénophobe et à construire de nouvelles formes de solidarité contre les guerres dans lesquelles les États veulent nous jeter.

 

CRIFA, Milan, 28-29 novembre 2015

 

L’Etat théocratique iranien de nouveau fréquentable ?

08-11-2015

 

Le Président de la république islamique d’Iran sera en France le 16 novembre 2015. Sa visite se fera après le compromis sur le dossier nucléaire avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne.

L’Etat théocratique iranien est redevenu fréquentable parce qu’il a reculé sur le dossier nucléaire ou bien parce qu’il a soudainement changé de nature ?

Depuis sa fondation en 1979, le bilan de l’État islamique iranien est néfaste.

Pour la période récente, au mois de "mehr" (23 septembre au 22 octobre), au moins 32 personnes ont été exécutées dans huit villes, dont trois pendaisons publiques. La plus barbare fut celle de Fatima Salebhi, accusée du meurtre de son mari alors qu’elle n’avait que 17 ans.

Ce mois de mehr, début de l’année scolaire, on a refusé de scolariser plus de 400 000 enfants à cause de leur origine afghane. Plus de 2 millions d’Afghans vivent et travaillent en Iran alors que l’État islamique les prive des droits les plus élémentaires et les expulsent. Le rêve de partis fascistes comme le Front national est devenu réalité en Iran sous le règne des mollahs. 

Les femmes, réprimées par la misogynie propre à tout État théocratique, ont payé un lourd tribut pour leur liberté la plus élémentaire. On a refusé un passeport à une athlète qui voulait sortir du pays participer à un événement sportif international. Une chanteuse a été arrêtée probablement parce que les femmes n’ont pas le droit de chanter en islam. Un député de l’Assemblée islamique (le parlement iranien) a demandé le durcissement des conditions de voyage à l’étranger pour les femmes qui doivent avoir l’autorisation du père, du mari ou à défaut d’un autre membre masculin de la famille. Le "ministère de la culture et de la guidance islamique" qui s’occupe principalement de la censure de toute œuvre littéraire, artistique etc. a donné un sévère avertissement à deux actrices qui ont osé mettre en ligne leurs photos sans voile islamique. L’État islamique iranien ne reconnaît pas toutes les religions, les baha’ïs sont particulièrement visés. Trois d’entre eux ont été condamnés pour leur appartenance religieuse à Gorgan, deux autres embastillés à Yazd, les terres d’un paysan baha’ï confisquées à Semnan.   

L’interdiction des syndicats indépendants empêche les travailleurs de s’organiser pour se défendre face à un patronat qui fait ce qu’il veut. Les lieux de travail sont un véritable cimetière pour les ouvriers, onze y ont péri ce mois. Shahrokh Zamani, 51 ans, ouvrier peintre en bâtiment condamné pour ses activités syndicales est mort en prison le 13/09/2015.

L’Etat islamique met la pression sur les enseignant(es) qui ont repris ces derniers mois le chemin de la lutte. Ramin Zandnia, membre du Centre syndical des enseignants, non reconnu par le gouvernement, a été arrêté par la police politique avec d’autres membres de sa famille.

La venue de Rouhani en France se fera alors que le Medef a organisé le voyage de 130 patrons français en Iran fin septembre 2015. Au retour, ils étaient aux anges, un marché de 78 millions d’habitants les attendait là-bas ! Comme ils ont trouvé une porte ouverte en Iran, ils ont sûrement demandé à leur receveur d’ordre, le président français, de faire le nécessaire. En régime capitaliste, on peut ignorer les droits les plus élémentaires des femmes et des hommes, mais on ne peut envoyer aux oubliettes un marché aussi grand que celui d’Iran. Voilà pourquoi le président d’un État démocratique recevra le président d’un État théocratique, élu dans une mascarade électorale. Les États, qu’ils soient démocratiques ou totalitaires, existent pour que les patrons (les 1%) puissent plus facilement exploiter les autres (les 99%).

Les femmes et hommes épris(es) de liberté et d’égalité ne peuvent donc compter que sur elles-mêmes et eux-mêmes pour mener le combat sur le long chemin de l’émancipation. Les anarchistes et libertaires seront toujours à leur côté, qu’elles et qu’ils soient ici en France, là-bas en Iran ou partout dans le monde.
 
Relations Internationales de la Fédération anarchiste
Paris – le 08/11/2015

Contre la terreur de l’État et la religion. Liberté pour les peuples.

05-10-2014

Dans le Rojava, à l’ouest du Kurdistan, en territoire syrien, l’État islamique (Isis) a attaqué la ville de Kobane, à proximité des frontières de la Turquie, et la population est aujourd’hui confrontée à la brutalité de cette force autoritaire / obscurantiste.

 

Le Kurdistan, ainsi que d’autres régions, est touché par la violence de l’État islamique (ISIS). La résistance du peuple est admirable. Ce sont les véritables forces de progrès. Il est, en effet, rien à attendre des jeux militaires des États-Unis, de l’Union européenne et des puissances régionales. Les différents États concernés utilisent la région comme un champ de bataille pour leur propre stratégie et de vendre leurs armes.

 

Le rôle du gouvernement religieux de la Turquie est crucial dans la région. Il empêche, par la violence, le flux des familles de réfugiés, alors qu’il laisse passer les combattants islamistes en Syrie. Il est donc clair que le gouvernement turc est en guerre contre le peuple kurde.

 

Dans les régions kurdes, en dépit de la guerre, a été proclamée une révolution « démocratique » avec une forme de « confédéralisme démocratique ». Tout cela nous encourage à poursuivre notre travail et notre soutien au peuple du Kurdistan, et d’ailleurs, en lutte contre la barbarie religieuse et contre l’oppression étatique. De cette position, nous sommes contre toute intervention militaire de puissances régionales ou mondiales. Nous savons que toute intervention étatique agira contre les transformations sociales en cours.

 

Les femmes sont fortement investies dans tous les aspects de la société et dans les groupes de résistance. C’est une révolution des femmes contre le machisme et la société féodale et c’est probablement l’un des aspects les plus importants de ces événements.

 

DAF (Action Révolutionnaire anarchiste), organisation anarchiste en Turquie fournissent une assistance aux réfugiés et à celles et ceux qui combattent l’avancée de l’État islamique. Nous appelons toutes les organisations anarchistes à organiser des manifestations de soutien devant les ambassades, dans la rue, dans tous les endroits possibles ; à diffuser l’information et à construire un soutien direct avec les organisations anarchistes en Turquie, au Kurdistan et ailleurs, qui se battent contre la barbarie religieuse et l’oppression étatique.

 

Pour l’émancipation des peuples.
Solidarité internationale.

 

CRIFA - Internationale des Fédérations Anarchistes. Rome 4-5 Octobre 2014

 

Afin de soutenir les populations au Kurdistan et les réfugiés, l’Internationale des Fédérations Anarchistes s’associe à l’initiative de DAF, groupe anarchiste en Turquie, et lance une nouvelle souscription.

 

Envoyez vos dons à SEL (mention DAF) :

Société d’Entraide libertaire (SEL) c / o CESL

BP 121

25014 Besançon cedex

 

IBAN : FR76 1027 8085 9000 0205 7210 175
BIC : CMCIFA2A
RIB : 10278 08590 00020572101 75

Liberté pour Mario Gonzales et tous les anarchistes emprisonnés au Mexique et ailleurs

04-10-2014

Jorge Mario González García a été arrêté de façon arbitraire au mois d’octobre 2013 ; au moment où il a été arrêté, il ne commettait aucun délit, et n’avait aucun mandat d’arrêt à son encontre. Il a été arrêté alors qu’il voyageait dans un bus et le délit d’atteinte à la paix publique qui lui a été attribué n’a pas été prouvé une seule fois.

 

Mario a été torturé et privé de liberté au travers d’un montage judiciaire qui cache une volonté de persécution contre un militant social.

 

Mario González est incarcéré depuis le 2 octobre 2013, il a été condamné à plus de 5 ans de prison ferme. En décembre dernier, Mario a mis fin à une grève de la faim qui a duré presque 60 jours. Les conséquences sur son état de santé sont significatives.

 

Sa compagne, Nuria Roxana Ramírez, est aussi visée. Elle est harcelée par le Gouvernement de la Ville de Mexico et criminalisée par les médias de désinformation capitalistes, qui diffusent des mensonges en permanence. C’est là, la stratégie habituelle du Gouvernement de la Ville de Mexico, comme il l’a déjà montré avec Mario, Luna Flores et d’autres activistes considérés comme dangereux par les autorités.

 

Nous affirmons également que le fait d’exprimer son désaccord, de protester ou de manifester est un droit, et que personne ne peut être poursuivi, emprisonné ou harcelé pour ces faits ni pour afficher une quelconque position politique.

 

Liberté immédiate pour Mario González !
Halte à la répression et au harcèlement contre Nuria Ramírez !
Halte à la persécution et diffamation des militant-e-s sociaux !

 

CRIFA - Internationale des Fédérations Anarchistes. Rome 4-5 Octobre 2014

La guerre est la santé de l’État

30-03-2014

Dans le monde d’aujourd’hui, comme par le passé, la guerre est une nécessité pour les États afin d’établir leur domination sur les autres parties de la planète, d’unir leurs propres populations derrière eux contre un ennemi extérieur et afin d’augmenter les bénéfices de leurs propres industries d’armement qui sont une part croissante de leurs propres économies. De plus en plus, les grandes entreprises et les institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale, en collaboration avec les États comme les États-Unis, la France, la Chine, la Russie, etc., imposent leur domination économique par la force militaire.

 
En outre, le développement de l’industrie de l’énergie nucléaire conduit à une société nucléaire de contrôle et de centralisation avec des menaces imminentes pour la vie humaine et l’environnement. Les nouvelles technologies (drones, etc.) sont utilisées pour tuer de plus en plus de personnes et pour la surveillance accrue de l’État, y compris le contrôle des frontières de la forteresse Europe contre les immigrants en provenance d’Afrique.


La recherche de minéraux pour les industries nationales alimente la lutte des différents blocs afin d’établir un contrôle sur des sources importantes d’uranium, le pétrole et d’autres minéraux. La guerre est intimement liée à la destruction de l’environnement comme la défoliation de la jungle pendant la guerre du Vietnam et l’énorme dégradation de l’environnement avec le bombardement de raffineries de pétrole au cours des guerres du Golfe.


La guerre implique le déplacement de populations entières, la migration forcée et la mise en place d’immenses camps de réfugiés. Elle déclenche la famine avec la destruction des cultures et des récoltes. Les viols de masse sont facilement utilisés comme une arme de terreur et comme un symptôme d’une masculinité déformée, élevée par le militarisme.


L’agitation de menaces extérieures fabriquées – comme celle de l’intégrisme islamique et, une fois de plus, celle de l’« Ours russe » ou de l’agression impérialiste occidental –, ajoutées à la menace de troubles internes, souvent provoqué par l’État lui-même, est utilisé pour créer un ennemi intérieur, l’ennemi parmi nous, que ce soit des bandes de jeunes ou des groupes politiques. La militarisation croissante de la société est ainsi justifiée, avec le développement de la présence des troupes dans les rues et dans les transports, et une force de police de plus en plus militarisée.


Les blocs concurrents – États-Unis, Russie, Chine, Union européenne, etc. – cherchent à asseoir leurs propres sphères d’influence à l’échelle mondiale, conduisant à une tension croissante comme on peut le voir avec la situation ukrainienne.


Nous nous opposons à la dérive vers la militarisation de la société et l’entraînement à la guerre.

 

Les différends sur les frontières sont utilisés comme un moyen par les États-nations afin de déclencher des conflits. La solution n’est pas à rechercher dans de micro-nationalismes (Écosse, Catalogne, etc.) avec le développement de nouveaux petits États avec leurs propres forces armées, mais par une libre fédération des peuples, avec la destruction de l’industrie de guerre, la dissolution des armées, la disparition des frontières et le renversement du capitalisme lui-même. 

 

Sur le plan pratique, nous nous opposons à leur entraînement vers la guerre et à la militarisation de la société par des campagnes contre le recrutement militaire, pour le soutien à tous les déserteurs et à tous les opposants à la guerre, pour la désobéissance civile de masse, des blocages et des grèves contre la livraison d’armes et contre les armées.


Pas de frontières. Pas de guerres.

 

Partage de toutes les ressources par les populations de l’ensemble de la planète.

 

GUERRE A LA GUERRE !

 

CRIFA, Madrid 29-30 mars 2014.

 

L’Europe à l’heure des élections

29-03-2014

Les élections européennes se déroulent dans un contexte d’austérité croissante. Chaque jour nous subissons les effets de la crise provoquée par les transformations du capitalisme global.


Les gouvernements, les États et les structures supranationales, telles que la Communauté européenne, contestent les droits et attaquent les conditions de vie qui ont été acquises par des années de luttes, de façon à promouvoir le capitalisme et à s’assurer que les grandes entreprises et les banques ne paient pas le prix de la situation qu’elles ont elle-même créée. Parmi les problèmes auxquels nous sommes confrontés, il y a :

• Le chômage, lié en particulier aux privatisations et aux délocalisations.

• La privatisation des principaux services publics, avec pour conséquence une offre garantie seulement à ceux qui en ont les moyens et une faible qualité de services.

• L’atomisation sociale, dans laquelle tout le monde est forcé d’être responsable, créant la compétition entre individus et la lutte quotidienne pour l’existence.

• Les emplois et autres aspects de la vie qui deviennent de plus en plus précaires ; les droits sont niés quotidiennement.

• La conséquence de ce modèle social est le retour de la famille patriarcale, qui impose aux femmes un rôle subordonné dans la société.

• L’immigration est utilisée comme un réservoir de travailleurs à exploiter et asservir au bénéfice des patrons.

• Des méthodes impitoyables de production qui provoquent de la dévastation à la fois dans nos vies et dans l’environnement.

• Une société fondée sur la dette, dans laquelle les conditions de notre existence sont la propriété des banques.

• La bureaucratisation de la société qui assure la continuité des institutions politiques et des intérêts économiques des riches aux dépens de la classe ouvrière.

C’est dans ce contexte qu’on nous demande de participer à la mascarade qui se désigne elle-même sous le nom de démocratie.

Les seuls choix qui nous sont présentés sont ceux qui vont continuer les politiques qui profitent aux grandes entreprises, aux institutions financières et aux politiciens.

L’un des principaux débats porte sur le rôle de l’Union européenne elle-même.

Certains se tournent vers elle comme un moyen pour résoudre la crise et maintenir l’unité entre les peuples. D’autres soutiennent que nous devons nous retirer dans nos propres frontières afin de reprendre le contrôle de nos propres économies et de nos institutions politiques. Mais ces solutions ne feront rien de plus que renforcer le pouvoir de ceux qui nous oppriment.

 

L’Union européenne
L’Union européenne a signifié la mise en place d’une couche de pouvoir supplémentaire au-dessus des populations. Son principal objectif est de servir les besoins des entreprises et des institutions financières ; elle est donc un obstacle à l’émancipation de la classe ouvrière. La majorité des lois auxquelles les gens sont maintenant soumis est issue du Parlement européen plutôt que des États. L’Union européenne n’a pas besoin de respecter les conditions locales et impose à la place sa propre vision de l’Europe sur la base des besoins du capital. La grande majorité des règlements a visé à renforcer le pouvoir du capital sur le peuple. Très peu de politiques ont été destinées à améliorer les conditions sociales des populations européennes.


Nous avons vu la manière dont l’Union européenne a présidé à l’attaque contre le peuple grec et au raid des capitaux occidentaux sur les actifs de l’Europe de l’Est. Toute tentative faite par les gens pour résister à l’envahissement de ce super-État a été fermement combattue par les États membres.

Par exemple, l’État peut refuser de permettre aux gens de voter pour savoir s’ils veulent ou non rester dans l’Union européenne ou, s’il leur permet de voter, le résultat est que le pays reste dans l’Union européenne. Ce fut le cas en Irlande, en France et aux Pays-Bas. En outre, l’Union européenne a créé la forteresse Europe, fermant ses frontières au reste du monde tout en essayant d’être l’un des nombreux policiers autoproclamés du monde.

 

Retrait de l’Union européenne ?

Compte tenu de la façon dont les problèmes sont créés pour nous par l’Union européenne, on pourrait penser que la réponse est de se retirer de cette Union. Cependant, l’idée que la classe ouvrière serait mieux en dehors de l’Union européenne, dirigée par son propre État, est une dangereuse illusion.


Elle est particulièrement dangereuse en raison du fait qu’il s’agit là de la position des partis d’extrême droite qui ne sont pas particulièrement intéressés à résister au pouvoir de l’État. Au lieu de cela, leur objectif est d’installer un régime encore plus autoritaire avec encore plus de répression.


Tout d’abord, le capitalisme est mondial. Le pouvoir des entreprises et des banques internationales, la principale cause des problèmes auxquels nous sommes confrontés, ne va pas disparaître si un pays se retire de l’Union européenne. Les processus mondiaux qui sont à l’oeuvre, le mouvement de la production et de l’argent à travers les frontières, motivé par la recherche de profits, continuera. Les institutions internationales telles que le FMI et la Banque mondiale auront toujours le pouvoir d’imposer l’austérité et des politiques qui sont contre les intérêts des populations locales. Les besoins humains prendront la deuxième place ; il importe peu que le pays soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union européenne.


Puis, le retrait derrière les frontières nationales, une tendance conduite par l’idéologie xénophobe de l’extrême droite, aurait de graves conséquences pour l’esprit de coopération et de solidarité entre les travailleurs d’Europe. Les gens ordinaires ont une tradition de soutien mutuel, indépendamment de l’origine nationale. Cette tradition serait compromise si les gens mettent ce qui semble être leur intérêt personnel au dessus de l’entraide. Cela ne conduirait peut-être pas à une guerre réelle, mais cela a déjà produit une mentalité de compétition et de conflit qui ne fera que miner davantage l’efficacité qui vient d’une classe ouvrière européenne unie. Une classe ouvrière divisée profite en premier lieu à ceux qui ont causé les problèmes auxquels nous sommes confrontés, tels que l’austérité et les mesures répressives.


Beaucoup de ceux qui soutiennent le retrait de l’Union européenne semblent penser que nous pouvons revenir à une sorte d’âge d’or de la prospérité. C’est là une autre illusion ; cet âge d’or n’a jamais existé. Ils oublient que leur État n’a jamais été leur ami ; il a toujours été l’instrument permettant d’imposer les intérêts d’une petite minorité sur la majorité. Tous les États fonctionnent en dépossédant le peuple du pouvoir.


Il importe peu que l’État se trouve à quelques kilomètres ou à des milliers de kilomètres de distance ; il sera toujours hors de notre contrôle, agissant pour ses propres intérêts.

 

L’alternative anarchiste

Les anarchistes rejettent les deux options qui se présentent : soutenir l’Union européenne en votant aux élections européennes ou faire campagne pour le retrait. Ceci à cause de notre critique de base de ce que l’État représente.


L’Union européenne, comme tous les États petits ou grands, est fondée sur l’abandon du pouvoir à une minorité qui utilise ce pouvoir dans l’intérêt de l’élite patronale et financière. En outre, l’internationalisme que représente l’Union européenne est l’unité de cette élite contre la classe ouvrière européenne.


Nous proposons à la fois une méthode alternative d’organisation de la société et un internationalisme alternatif qui s’étend à toute la planète.

Les anarchistes s’opposent à l’approche hiérarchique adoptée par l’État et les partis de gauche. Nous devons promouvoir des formes et des méthodes d’organisation non hiérarchiques. L’organisation future de la société que nous envisageons partira du bas vers le haut avec des groupes qui se fédéreront entre eux et se coordonneront sur le plan international, indépendamment de toute structure étatique actuelle, qu’elle soit nationale ou au niveau européen. Cela comprendra tous les domaines de la vie économique et sociale tels que la production, la distribution et la consommation de biens et la prestation de services tels que la santé et l’éducation. Nous devons prendre le contrôle de notre propre éducation afin qu’elle aide à nous émanciper des idéologies autoritaires telles que la religion, le nationalisme et le culte du chef.

Afin d’atteindre cet objectif de complète transformation politique, économique, sociale et culturelle, nous devons construire et renforcer les réseaux internationaux et de coordination que nous avons déjà. Nous devons prendre des mesures concrètes là où nous vivons et travaillons, mais en contribuant à une stratégie globale. L’élaboration d’une telle stratégie destinée à combattre avec succès les forces mondiales de l’oppression et de l’exploitation n’est pas une tâche facile.


Cependant, c’est une nécessité et il y a un certain nombre de mesures que nous pouvons prendre. Ces mesures peuvent être prises par tous ceux qui veulent créer une nouvelle société, quel que soit le pays où ils vivent. Nous sommes tous confrontés à des attaques similaires, aussi pouvons-nous avoir une stratégie commune qui puisse être adaptée aux conditions locales.


• Nous devons nous battre contre les frontières filtrant les hommes mais laissant passer les capitaux. Notre proposition vise à abolir toutes les frontières à l’intérieur des pays et entre les pays qui limitent la libre circulation des personnes.

• Combat uni contre les banques par un refus universel de payer des dettes.

• Désobéissance civile contre toutes les lois répressives qui suppriment nos droits.

• Renforcer et étendre les luttes actuelles contre la précarité croissante des conditions de vie et de travail.

• Résister à toutes les tentatives de nous diviser selon la race, le sexe ou l’âge.

• Coordonner les luttes contre les employeurs communs à travers les frontières.

• Résister à la privatisation des services publics.

• Promouvoir d’autres réseaux de production et de distribution.

• Étendre la solidarité internationale pour ceux qui sont criminalisés en raison des luttes sociales.

La lutte contre l’austérité et les solutions proposées par les politiciens, à la fois pro et anti-Union européenne, ne fonctionneront pas et ne feront qu’empirer les choses. Ils veulent que nous validions leurs actions en mettant un X sur un morceau de papier, leur donnant ainsi le pouvoir d’agir en notre nom. Cependant, nous savons qu’ils ne nous représentent pas et qu’ils continueront de soutenir les riches et les puissantes institutions économiques du capitalisme qui font de nos vies une misère.

La seule façon que nous ayons de résister aux attaques et de commencer à prendre le contrôle de nos vies et de notre société, est de construire des mouvements et réseaux défiant les frontières, que nous contrôlons indépendamment des politiciens et des institutions de l’État.

 

Internationale des fédérations anarchistes (IFA)
CRIFA, Madrid, 29 mars 2014

La police entrave l’action et la réflexion des anarchistes à Cuba.

02-12-2013

À Cuba, la répression des opposants politiques se fait de façon plus ou moins insidieuse. Nos compagnons anarchistes sont convoqués, arrêtés ou licenciés en raison de leur appartenance politique. Dernier exemple en date, les membres du réseau de l’Observatoire critique ont été menacés de représailles s’ils continuaient à débattre publiquement de l’avant-projet de Code du travail.

 

Dimanche 29 septembre, environ 13 personnes ont débattu du document dans le parc populaire El Curita. Bien que le Parti communiste et la Centrale des travailleurs de Cuba aient appelé à ce débat, ce genre de choses ne peut avoir lieu que dans les centres de travail, sous l’égide des institutions et de leurs fidèles sections syndicales, et le comble c’est que la police semble disposer des structures de pouvoir pour faire respecter leurs désirs. Cette rencontre dans le parc serait un crime.

 

Notre compagnon Isbel Díaz Torres s’est fait mette en garde. Les policiers lui ont dit qu’ils ne permettraient plus aucune activité « contre-révolutionnaire », ce à quoi il a répondu qu’il se sentait plus révolutionnaire et plus à gauche qu’eux. Il est clair que nous parlons de deux concepts différents de révolution : celui de la police est relié à une conservation du statu quo, et le nôtre est formulé avec le désir de libérer et socialiser la capacité d’autogestion populaire. Un autre compagnon, Jimmy Roque, été licencié dernièrement.

 

Ces méthodes d’intimidations et de répression doivent être dénoncées. Nous aiderons du mieux que nous puissions nos camarades cubains à faire face aux sanctions policières dont ils sont victimes et les aideront à poursuivre leur "révolution dans la révolution’"

 

Internationale des Fédérations anarchistes – 1 décembre 2013.

Non à la coopération policière ! Vive la solidarité internationale !

01-12-2013

Fin novembre 2013, la police française, les CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité), est allée entraîner les policiers du « Bataillon de choc » (Batalhão de Choque – BPCHq) de la police militaire de Rio de Janeiro suite aux manifestations qui ont eu lieu au Brésil, ces derniers mois.

 

Le but de l’échange entre les deux forces de police était d’échanger des informations sur la façon d’agir dans les émeutes, actes de vandalisme, de contrôler des groupes violents, et d’autres déprédations enregistrées en vue des événements lors de la Coupe du Monde de Foot et des Jeux Olympiques de 2016.

 

La police française est, paraît-il, spécialisée dans la gestion des mouvements de protestation et dans le contrôle des foules. Le gouvernement français a déjà prouvé par le passé sa célérité à apporter une aide répressive et militaire :

  • Lors de « l’opération Condor », qui a consisté à une contre-révolution préventive de la part des dictatures d’Amérique du Sud, dans les années 1970, conduisant à la mort et à la disparition des milliers d’opposants politiques. La police française a apporté son « savoir faire » (torture, techniques de contre-guérilla, quadrillage des quartiers) hérité de la guerre d’Algérie. Cela s’est traduit, notamment, par les actions des « escadrons de la mort ».
  • Plus récemment, le gouvernement français proposait ses services pour intervenir en Tunisie, au début de la révolution, pour aider le régime en place à réprimer les mouvements de contestation. La France a, par ailleurs, envoyé du matériel policier à Ben Ali.
  • En 2010, la police française est intervenue en Égypte auprès d’officiers des services d’ordre public et de la sécurité d’État, pour leur enseigner « la gestion des foules et des grands événements ».
  • Sans parler des interventions armées en Afrique et ailleurs...

 

Les États policiers mettront tout en place pour étouffer et réprimer les mouvements de contestations au Brésil, au Mexique, au Maghreb et ailleurs. Au Brésil, les sommes engagées dans les projets pharaoniques de Coupe du monde se heurtent à la réalité d’une population qui lutte pour ces droits, pour une plus grande égalité et justice sociale.

 

Notre réponse doit être la construction de solidarité concrète face à la répression policière, face à la misère et à l’exploitation.

 

Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces politiques répressives et invitons l’ensemble des organisations libertaires à se joindre à ces mouvements afin de leur apporter aide et soutien logistique et technique, de diffuser leurs actions et de mettre en place des réseaux de solidarité face à la répression policière.

 

Internationale des Fédérations Anarchistes, décembre 2013.

 

Solidarité avec les soulèvements populaires

24-03-2013

Les fédérations de l’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) regardent avec intérêt ce qui se passe en Slovénie et expriment leur solidarité avec le peuple qui s’est soulevé dans une révolte décentralisée et massive contre les élites politiques et le néo-libéralisme. La FAO slovène (Fédération pour l’anarchisme organisé) est membre de l’IFA et a participé activement aux soulèvements. Elle poursuit aujourd’hui le travail militant au sein des assemblées populaires et autres organisations qui en ont découlé.

 

Ce soulèvement a commencé à Maribor en décembre 2012 et s’est rapidement étendu à tous les pays. Le plus intéressant dans cette insurrection c’est qu’elle a ouvert des espaces politiques non-hiérarchiques et d’auto-organisation. C’est notamment visible dans les assemblées populaires et les actions qui en découlent.


Aujourd’hui, l’État commence une vague de répression importante contre les militants avec des procès et des amendes à payer.
En tant qu’IFA, nous condamnons fermement la répression de l’État et exigeons l’abolition immédiate de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des manifestants.

 

La violence de la police et de la persécution légale doivent cesser immédiatement !

 

Nous assistons à des soulèvements similaires de lutte contre l’oppression en Croatie et en Bulgarie, et, là encore, nous tenons à exprimer notre pleine solidarité. Les organisations anarchistes doivent savoir qu’elles pourront compter sur notre soutien, à la mesure de nos moyens.

 

Le soulèvement de la Slovénie fait partie des luttes en Europe et au niveau mondial contre le capitalisme et les dévastations causées par la classe dirigeante.

 

CRIFA, 24 mars 2013, Trieste (Italie)

 

Campagne de solidarité avec les Anarchistes contre le mur (AATW)

05-01-2013

Les Anarchistes contre le mur (AATW - http://awalls.org/) est un groupe d’activistes israéliens impliqués dans la longue lutte en cours pour les droits des Palestiniens. Ils militent plus spécifiquement avec le but de rejoindre les communautés palestiniennes dans leur lutte pour démanteler le mur de séparation israélien.

 

Leur travail, en collaboration avec des partenaires, a été reconnu en 2008 lorsqu’ils ont remporté la médaille Carl von Ossietzky (attribuée aux citoyens ou aux initiatives faisant avancer les droits fondamentaux).

 

Ils maintiennent un niveau intense de protestation depuis maintenant 10 ans et les communautés qu’ils soutiennent ont continué à résister malgré la souffrance engendrée par la perte de 20 camarades et d’innombrables blessés. Ce courage est une source d’inspiration et les Anarchistes contre le mur refusent de suspendre leur soutien. Ces deux dernières années, AATW a été soumis à une vague croissante d’agressions contre des militants anti-occupation en Israël et en Cisjordanie, combinée à une campagne de persécution et de délégitimation.

 

Ils ont la chance d’avoir une équipe dédiée d’avocats qui travaillent sans relâche pour représenter les militants arrêtés lors de manifestations et d’actions. Entre 2009 et 2012, cela représente plus de 150 Israéliens et plus de 250 Palestiniens défendus, dont 50 mineurs. Il est crucial que l’équipe juridique continue à travailler pour le mouvement, mais le coût des procès exige une lutte de tous les instants pour financer leurs défenses.

 

Merci de les aider à assurer aux Palestiniens et aux Israéliens qui luttent pour la justice qu’ils seront défendus face au système judiciaire civil et militaire.

 

Ecrire à l’IFA (International des Fédérations Anarchistes) en envoyant vos chèques (à l’ordre de SEL, « soutien AATW » au verso) à :

 

Société d’Entraide libertaire (SEL) c / o CESL

BP 121

25014 Besançon cedex

 

IBAN : FR7610278085900002057210175
BIC : CMCIFA2A
RIB : 10278 08590 00020572101 75

 

Soutien à la lutte contre les grands projets inutiles !

24-11-2012

L’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA), lors de la CRIFA dans Hradic Krakalove (République tchèque) les 24 et 25 Novembre, a décidé de :

 

- dénoncer la stratégie politique visant à construire des grands projets d’infrastructure qui détruisent l’environnement pour les seuls avantages de grandes entreprises. Ces projets ne répondent pas aux besoins des habitants, ils se désintéressent leur vie et de leurs souhaits. Les gouvernements dépensent des milliards pour le seul profit d’une minorité, pour les grandes entreprises comme Vinci, par exemple. En fait, ces projets répondent à un choix politique de contrôle des territoires, de soutien aux potentats locaux, à des fins électoralistes, etc.

 

- soutenir toutes les luttes contre ces projets, comme le mouvement No-TAV en Italie ou contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes en France, en occupant et en résistant à l’État, à la police et aux entreprises.

 

Nos Fédérations sont impliquées dans ces luttes et appellent tous les anarchistes à rejoindre et soutenir ces mouvements.

 

CRIFA - Hradic Krakalove (République tchèque) les 24 et 25 Novembre 2012

 

Motion de solidarité avec le mouvement social au Pérou

12-08-2012

L’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) exprime sa solidarité avec le mouvement social péruvien contre les projets miniers et en particulier le projet CONGA.

 

Peu à peu le gouvernement dilapide les ressources naturelles du pays au profit de multinationales. En vendant ses terres, le Pérou non seulement prive ses habitants des profits de l’exploitation minière, mais détériore irrémédiablement l’écosystème et l’économie locale en polluant l’eau et la terre et en privant des régions essentiellement agricoles de ces mêmes éléments.

 

A Cajamarca, la lutte est légitime pour la garantie d’accès à l’eau et le droit des peuples à disposer des terres où ils vivent.

 

L’IFA s’indigne également de la répression qui sévit ayant déjà fait cinq morts à Cajamarca sous le contrôle d’un état d’urgence. Les manifestations sont sauvagement réprimées et plusieurs disparitions ont été constatées. De plus, l’IFA manifeste tout son soutien aux camarades de l’USL impliqués dans la lutte et son organisation qui subissent des pressions et des harcèlements policiers et se trouvent qualifiés de terroristes dans la presse.

 

L’IFA mettra tout en œuvre pour construire des solidarités concrètes avec ses camarades Péruviens.

CONGA no VA !

Arriba los que luchan !

 

Internationales des Fédérations anarchistes, 12 août 2012.